Dr Nathaniel Stroumza-Escoffier, chirurgien plasticien à Paris. Dernière mise à jour : juillet 2026.
Les traitements de la classe des analogues du GLP-1 (Ozempic, Wegovy et apparentés) entraînent une perte de poids parfois rapide. Sur le visage, cette fonte peut se traduire par un aspect creusé et un relâchement précoce : c’est ce que l’on appelle l’« Ozempic Face ». La bonne nouvelle : la meilleure prise en charge ne commence pas quand le visage s’est creusé — elle commence avant la première injection.
L’essentiel
Une perte de poids rapide fait fondre la graisse du visage et fragilise le soutien cutané. En anticipant — apport protéique suffisant, préservation musculaire, soutien du collagène, perte de poids progressive —, on limite nettement le risque de « visage creusé ». Prévenir est plus efficace, et plus naturel, que réparer.
Qu’est-ce que l’« Ozempic Face » ?
Le terme désigne les modifications du visage observées après une perte de poids importante sous traitement amaigrissant : joues creusées, tempes marquées, cernes plus visibles, ovale qui se relâche, peau qui paraît fatiguée. Ce n’est pas un effet du médicament sur la peau, mais la conséquence, sur le visage, d’un amaigrissement rapide.
Pourquoi le visage se creuse-t-il ?
Le visage doit une grande part de son harmonie à ses compartiments graisseux et à la qualité de sa peau. Quand la perte de poids est rapide, ces volumes fondent plus vite que la peau ne peut se rétracter. S’y ajoute, en cas d’apport protéique insuffisant, une perte de masse musculaire qui prive le visage d’une partie de son soutien. Le résultat : un aspect vieilli, parfois sans rapport avec l’âge réel.
Prévenir plutôt que réparer
C’est tout l’enjeu : accompagner la perte de poids pour qu’elle se fasse sans « payer » avec son visage. Les leviers de prévention, à mettre en place idéalement dès le début du traitement et toujours avec un suivi médical :
- un apport protéique suffisant, pour préserver la masse musculaire ;
- le maintien de l’activité physique, en particulier le renforcement musculaire ;
- le soutien du collagène et de la qualité cutanée (micronutrition, hydratation, protection solaire) ;
- une perte de poids progressive plutôt que brutale, qui laisse à la peau le temps de s’adapter ;
- une préparation nutritionnelle globale, définie avec un professionnel.
Cette logique de préparation rejoint celle de toute prise en charge esthétique réussie : mieux vaut installer un bon terrain que corriger après coup.
Et si le relâchement est déjà installé ?
Lorsque le visage a déjà perdu en volume, des solutions existent, à adapter selon l’indication et la qualité de la peau :
- la restauration des volumes par acide hyaluronique ou par biostimulateurs, lorsque la perte est modérée ;
- le lipofilling (réinjection de sa propre graisse) pour recréer des volumes durables ;
- la radiofréquence pour améliorer la tension et la qualité de la peau ;
- et, dans les relâchements plus avancés, une prise en charge chirurgicale.
Le choix dépend de chaque visage : il n’y a pas de réponse unique, mais une stratégie adaptée définie en consultation.
En pratique
Vous débutez ou envisagez un traitement amaigrissant et souhaitez préserver votre visage ? Le meilleur moment pour en parler, c’est maintenant. Prenez rendez-vous pour définir une stratégie de prévention adaptée. Cet article est informatif et ne remplace pas un avis médical.

Cet article a une vocation informative et ne remplace pas une consultation médicale.



