Dr Nathaniel Stroumza-Escoffier, chirurgien plasticien à Paris. Dernière mise à jour : juillet 2026.
Un implant mammaire n’est pas éternel : il peut nécessiter un remplacement au bout de quelques années, pour un changement de volume, une usure de la prothèse ou une simple mise à jour du projet esthétique. Beaucoup de patientes redoutent alors une nouvelle cicatrice sous le sein. Or, lorsque les implants ont été posés par voie axillaire — c’est-à-dire par le creux de l’aisselle —, il est souvent possible de réutiliser cette même cicatrice. Une option méconnue, dont peu de chirurgiens parlent.
L’essentiel
Quand une augmentation mammaire a été réalisée par voie axillaire, le changement d’implants peut, dans de nombreux cas, se faire par la même cicatrice — sans nouvelle cicatrice sur le sein. La faisabilité dépend de la situation et se confirme en consultation.
Pourquoi pense-t-on qu’un changement impose une nouvelle cicatrice ?
Parce que la voie la plus répandue pour poser un implant est la voie sous-mammaire, dont la cicatrice se situe dans le pli sous le sein. Lorsqu’on envisage un changement, on imagine spontanément repasser par là. Mais la voie d’abord initiale conditionne les possibilités : si les implants sont entrés par l’aisselle, c’est souvent par l’aisselle qu’on peut les remplacer.
La voie axillaire, en bref
La voie axillaire consiste à introduire l’implant par une courte incision dissimulée dans un pli naturel du creux de l’aisselle. Son intérêt : aucune cicatrice sur le sein lui-même. La cicatrice, déjà discrète à l’origine, reste cachée dans une zone naturellement plissée.
Réutiliser la cicatrice axillaire : dans quels cas ?
Lorsque le changement d’implants est envisagé après une pose par voie axillaire, il est fréquemment possible de repasser par ce même trajet pour retirer l’ancienne prothèse et mettre en place la nouvelle. Cela suppose une situation adaptée : loge en bon état, projet cohérent avec la voie d’abord, absence de geste complémentaire imposant un autre accès. La décision se prend après examen et, si besoin, imagerie.
Quels bénéfices ?
- Aucune nouvelle cicatrice mammaire : le sein n’est pas marqué par une nouvelle incision ;
- Le respect du projet esthétique initial : on conserve la logique de la chirurgie d’origine ;
- Une chirurgie plus conservatrice, dans la continuité de la première intervention.
Dans quels cas est-ce impossible ?
Cette voie n’est pas universelle. Certaines situations imposent un autre abord — le plus souvent sous-mammaire : une coque importante à traiter, une modification du plan de l’implant, une correction d’asymétrie ou de position, ou l’association à un lifting mammaire lorsque la peau s’est relâchée. Ici encore, c’est l’analyse de chaque cas qui tranche : l’objectif reste le meilleur résultat, pas la voie à tout prix.
Comment se décide la voie d’abord ?
Lors de la consultation, l’examen précise la voie d’abord initiale, l’état de la loge et des implants, la qualité de la peau et vos attentes. Cette évaluation détermine si la cicatrice axillaire peut être réutilisée ou si un autre accès est préférable. Les techniques mini-invasives, comme les prothèses MIA, s’inscrivent dans cette même recherche de discrétion cicatricielle.
En pratique
Vous envisagez un changement d’implants et souhaitez éviter une nouvelle cicatrice sur le sein ? La faisabilité par voie axillaire s’évalue au cas par cas. Prenez rendez-vous pour un bilan personnalisé.

Cet article a une vocation informative et ne remplace pas une consultation médicale.



