Lifting du visage et lifting cervico-facial à Paris 8

Révisé médicalement par le Dr Nathaniel Stroumza-Escoffier, chirurgien plasticien à Paris — RPPS 10100674943. Dernière révision : août 2026.

Le lifting du visage, ou rhytidectomie, corrige la descente des tissus du visage et du cou en repositionnant les structures profondes qui les soutiennent — le système musculo-aponévrotique superficiel, ou SMAS — et non la seule peau. Lorsque le geste associe le traitement du visage et celui du cou, on parle de lifting cervico-facial. Plusieurs familles techniques coexistent, dont les données comparatives récentes montrent qu’aucune ne domine sur l’ensemble des critères : le choix se détermine à l’examen clinique, non par préférence d’école.

Table des matières

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Le lifting du visage en une minute
• Nom médical : rhytidectomie ; lifting cervico-facial lorsque le cou est traité
• Ce qui est corrigé : descente des tissus du visage et du cou, bajoues, ovale, ligne mandibulaire, angle cervical
• Ce qui n’est pas corrigé : perte de volume, qualité de peau, ridules superficielles
• Plan opératoire : le SMAS, nappe fibro-musculaire située entre la peau et les muscles de l’expression
• Familles techniques : SMAS, deep plane, accès réduit (mini-lifting, MACS), cervico-facial complet
• Technique retenue au cabinet : dissection deep plane dans les relâchements avancés du tiers moyen ; traitement du SMAS dans tous les cas
• Anesthésie : générale le plus souvent ; le lifting cervico-facial deep plane est réalisé sous anesthésie locale dans 10 à 15 % des cas dans la pratique du Dr Stroumza-Escoffier
• Durée : 2 heures en moyenne dans la pratique du Dr Stroumza-Escoffier, davantage selon les gestes associés
• Expérience du praticien : environ 100 liftings par an, recul de 10 ans
• Hospitalisation : une nuit dans la majorité des cas
• Apparence sociale : 2 à 3 semaines, avec des variations individuelles importantes
• Résultat définitif : 6 à 12 mois, après maturation cicatricielle
• Satisfaction publiée : 94,4 % (deep plane) et 87,8 % (SMAS)
• Complications publiées : 17,2 % (deep plane) et 10,3 % (SMAS)
• Cadre légal : devis personnalisé et délai de réflexion obligatoire de 15 jours
• Prise en charge : aucune par l’Assurance maladie à visée esthétique

 

En bref Ce qui est traité : la descente des tissus du visage et du cou. Ce qui ne l’est pas : la perte de volume et la qualité de la peau, qui relèvent de gestes associés. Quatre familles techniques coexistent. L’anesthésie est le plus souvent générale. L’apparence sociale redevient acceptable en deux à trois semaines, le résultat se stabilisant sur plusieurs mois. Un devis personnalisé est remis en consultation, assorti du délai légal de réflexion de 15 jours.

 

Réponse courte Selon le Dr Nathaniel Stroumza-Escoffier, chirurgien plasticien à Paris, le choix de la technique ne relève pas d’une préférence d’école mais de l’examen clinique. Trois éléments le déterminent : la localisation du relâchement, la qualité du revêtement cutané et l’existence ou non d’une perte de volume associée. Les données publiées montrent qu’une satisfaction plus élevée peut s’accompagner d’un taux de complications plus élevé : les deux chiffres se lisent ensemble.

 

Définition Lifting du visage (rhytidectomie) : intervention portant sur le SMAS, le système musculo-aponévrotique superficiel, nappe fibro-musculaire située entre la peau et les muscles de l’expression. On parle de lifting cervico-facial lorsque le geste associe le traitement du visage et celui du cou.

Qu’est-ce qu’un Lifting du visage ?

Le lifting du visage, ou rhytidectomie, corrige le relâchement des tissus du visage et du cou en repositionnant les structures qui les soutiennent. Le terme de lifting cervico-facial désigne l’association du traitement facial et du traitement cervical, association fréquente car le vieillissement de ces deux régions progresse conjointement.

Une clarification s’impose d’emblée, car elle conditionne la compréhension du geste. Le lifting moderne n’est pas une opération de traction cutanée. Tirer sur la peau produit un résultat artificiel, tendu, et de courte durée, car la peau se distend à nouveau sous l’effet de la pesanteur. Les techniques actuelles agissent sur une couche plus profonde, le système musculo-aponévrotique superficiel, qui enveloppe les muscles de l’expression. C’est le repositionnement de cette couche qui produit la correction, la peau n’étant ensuite que redrapée sans tension excessive.

Réponse courte Un lifting du visage repositionne le SMAS, couche fibro-musculaire située sous la peau, puis redrape la peau sans tension. Il ne s’agit pas d’une traction cutanée, technique abandonnée car elle produit un aspect tiré et un résultat de courte durée. Le lifting cervico-facial associe au même temps opératoire le traitement du cou.

Pourquoi le visage vieillit-il, et que corrige réellement un lifting ?

Le vieillissement facial associe trois phénomènes distincts qu’un lifting ne traite pas de façon uniforme. Les distinguer est la condition d’un résultat satisfaisant, et la principale cause de déception lorsqu’ils sont confondus.

La descente des tissus, sous l’effet de la pesanteur et du relâchement ligamentaire, relève du lifting. La perte de volume, par atrophie des compartiments graisseux des tempes, des joues et de la région péri-orbitaire, relève d’une restitution volumétrique. L’altération de la qualité cutanée, avec ridules fines, taches et perte d’élasticité, relève de traitements de surface.

Un lifting seul corrige le premier phénomène uniquement, ce qui explique la fréquence des gestes associés.

Le lifting traite

Le lifting ne traite pas

Le relâchement des tissus du visage et du cou.

La perte de volume, qui relève du lipofilling.

La position des plans profonds (SMAS).

La qualité et la texture de la peau.

L’excès cutané et l’ovale du visage.

Les rides d’expression superficielles.

Les bandes platysmales, en abord cervical.

Le vieillissement ultérieur, qui se poursuit.

 

Réponse courte Le vieillissement facial associe trois phénomènes : descente des tissus, perte de volume et altération de la qualité cutanée. Un lifting corrige le premier seulement. C’est pourquoi il est fréquemment associé à un lipofilling, qui restitue les volumes, et à des traitements de surface, qui améliorent la peau.

Pour qui un lifting est-il indiqué ?

Les signes qui relèvent d’un lifting

L’effacement de l’ovale du visage avec apparition de bajoues, la perte de définition de la ligne mandibulaire, l’accentuation des sillons naso-géniens et des plis d’amertume, la descente des tissus jugaux et le relâchement cervical avec effacement de l’angle sous-mentonnier constituent les indications classiques.

L’indication ne se pose pas sur l’âge civil mais sur l’importance du relâchement observé. Certains patients présentent un vieillissement précoce justifiant une intervention dès la fin de la quarantaine, d’autres conservent des tissus toniques bien au-delà. Une tendance récente consiste à intervenir plus tôt, sur des relâchements modérés, avec l’argument d’une correction plus limitée et de tissus de meilleure qualité au moment du geste.

Les signes qui n’en relèvent pas

Cette distinction évite une déception prévisible. Un visage creusé par la perte de volume, sans descente tissulaire marquée, ne s’améliorera pas par un lifting seul et peut même paraître plus creusé après une remise en tension. Des ridules fines péri-buccales ou péri-orbitaires, une élastose solaire, des taches pigmentaires relèvent de traitements de surface. Un excès cutané isolé des paupières relève d’une blépharoplastie. Un relâchement cervical modéré sans atteinte faciale peut relever d’une approche cervicale isolée, sans cicatrice péri-auriculaire, développée plus bas.

Les conditions préalables

L’arrêt du tabac est impératif, plusieurs semaines avant et après l’intervention. Le tabagisme actif compromet la vascularisation du lambeau cutané décollé et augmente significativement le risque de nécrose cutanée, complication redoutée en chirurgie du lifting. Un patient qui refuse ce sevrage est généralement récusé. Un poids stable, une tension artérielle contrôlée, l’absence de trouble de la coagulation non corrigé et un bilan général satisfaisant sont requis. Les attentes doivent être réalistes, ce point étant vérifié en consultation.

Réponse courte Un lifting est indiqué devant une descente tissulaire objectivée : bajoues, perte de la ligne mandibulaire, relâchement cervical. Il ne l’est pas devant un visage creusé, des ridules superficielles ou des taches, qui relèvent d’autres traitements. Le sevrage tabagique est une condition, non une recommandation.

 

Quelles sont les techniques de lifting, et laquelle choisir ?

Plusieurs familles techniques coexistent. Elles ne se distinguent pas par leur qualité intrinsèque mais par leur adéquation à un profil de relâchement donné, déterminé à l’examen clinique.

Le lifting SMAS

Référence de la chirurgie du lifting depuis plusieurs décennies, cette technique mobilise le SMAS indépendamment du plan cutané, par plicature ou par résection, puis redrape la peau sans tension. Elle donne des résultats naturels et durables dans les relâchements modérés du tiers moyen et inférieur. Elle reste particulièrement adaptée aux relâchements limités, au traitement isolé du bas du visage et du cou, et aux patients privilégiant une récupération plus rapide.

Le lifting deep plane

Cette technique dissèque sous le SMAS et libère sélectivement les ligaments de retenue faciale, ce qui permet de mobiliser le lambeau cutanéo-SMAS comme une unité composite. Elle autorise un repositionnement plus étendu du tiers moyen et une meilleure correction des sillons naso-géniens. Elle est particulièrement indiquée en présence de tissus épais ou lourds, qui répondent mal à une simple suspension du SMAS, ainsi que dans les relâchements avancés du tiers moyen. Sa réalisation exige une connaissance anatomique fine en raison de la proximité des rameaux du nerf facial. Le principe en a été décrit par Hamra en 1990.

[FIGURE 1 — Plans de dissection du lifting. Le lifting SMAS mobilise le SMAS depuis un plan situé au-dessus de lui ; le deep plane dissèque sous le SMAS et libère les ligaments de retenue, ce qui permet de mobiliser le lambeau cutanéo-SMAS comme une unité composite. Schéma pédagogique à visée explicative, non issu d’une imagerie médicale.]

La gestion des ligaments de retenue constitue précisément la ligne de partage entre ces familles : les techniques libérant les ligaments autorisent une mobilisation plus large, celles qui les préservent offrent des suites plus légères au prix d’une correction plus limitée dans les relâchements sévères.

Les techniques à accès réduit

Regroupées sous les appellations de mini-lifting ou de MACS-lift, ces techniques recourent à des incisions plus courtes et à une dissection limitée, avec suspension par sutures. Elles s’adressent aux relâchements débutants à modérés du tiers inférieur, avec des suites plus légères et des cicatrices plus discrètes. Leur bénéfice sur le tiers moyen et sur la composante cervicale est moindre, et leur durabilité généralement inférieure à celle des techniques complètes.

Le lifting cervico-facial complet

Cette appellation désigne l’association du traitement facial et du traitement cervical dans une même intervention, avec abord de la région sous-mentonnière lorsque nécessaire pour traiter les bandes platysmales et la graisse sous-platysmale. Elle constitue l’intervention de référence dans les vieillissements avancés touchant simultanément plusieurs étages.

La technique retenue par le Dr Stroumza-Escoffier

Le Dr Nathaniel Stroumza-Escoffier pratique la dissection deep plane dans les relâchements avancés du tiers moyen, situation où la libération des ligaments de retenue permet une correction que la seule suspension du SMAS n’obtient pas. Le traitement du SMAS, sous une forme ou une autre, est réalisé dans tous les cas.

Trois indications ne sont pas retenues dans sa pratique, et il est utile qu’un patient sache pourquoi :

  • Le lifting temporal isolé. Le bénéfice obtenu sur le tiers moyen reste limité et se maintient rarement dans la durée. Lorsqu’un patient sollicite ce geste, la discussion porte sur ce qu’il attend réellement, et la réponse relève le plus souvent d’une autre stratégie.
  • Le lifting malaire concentrique. Le rapport bénéfice-risque n’est pas retenu, en raison du risque d’ectropion et de parésie qui lui est associé. La même correction du tiers moyen est recherchée par une dissection deep plane, dont le profil de risque est jugé préférable dans cette pratique.
  • Les liftings sans traitement du SMAS. Une remise en tension portant sur le seul plan cutané se distend à nouveau : la durabilité est insuffisante au regard de ce qu’implique une intervention chirurgicale. C’est la raison pour laquelle le plan profond est abordé dans tous les cas.

Ces choix expriment un arbitrage personnel entre bénéfice attendu et risque accepté. D’autres équipes retiennent d’autres arbitrages, ce qui relève de la légitime diversité des pratiques chirurgicales.

Réponse courte Le Dr Nathaniel Stroumza-Escoffier, chirurgien plasticien à Paris, pratique la dissection deep plane dans les relâchements avancés du tiers moyen et traite le SMAS dans tous les cas. Il ne retient pas le lifting temporal isolé, dont le résultat est peu durable, ni le lifting malaire concentrique, en raison du risque d’ectropion et de parésie, ni les liftings sans traitement du SMAS.

 

Critère

Lifting SMAS

Deep plane

Accès réduit (mini-lifting, MACS)

Principe

Mobilise le SMAS indépendamment du plan cutané.

Dissèque sous le SMAS et libère les ligaments de retenue.

Incisions plus courtes, dissection limitée, suspension par sutures.

Recul

Technique de référence depuis plusieurs décennies.

Décrite en 1990, bien documentée, données comparatives récentes.

Recul variable selon les variantes.

Indication type

Relâchement modéré à important.

Relâchement du tiers moyen, tissus épais, recherche d’un résultat composite.

Relâchement débutant, patients plus jeunes.

Satisfaction publiée

87,8 %

94,4 %

Données agrégées insuffisantes.

Complications publiées

10,3 %

17,2 %

Données agrégées insuffisantes.

Limites

Effet moindre sur le tiers moyen.

Dissection plus étendue, taux de complications plus élevé.

Ne remplace pas un lifting complet en cas de relâchement avancé.

 

Réponse courte Quatre familles techniques coexistent : SMAS, deep plane, accès réduit et lifting cervico-facial complet. Aucune n’est supérieure aux autres dans l’absolu. Le deep plane obtient une satisfaction publiée plus élevée mais un taux de complications également plus élevé. Le choix se détermine sur l’anatomie : localisation du relâchement, épaisseur des tissus, qualité cutanée.

Que disent les données comparatives publiées ?

Les données ci-dessous sont issues de revues internationales à comité de lecture, indexées dans PubMed. Elles portent sur les techniques en général et permettent au patient de situer objectivement le niveau de preuve.

Donnée publiée

Chiffre

Source

Satisfaction des patients, deep plane

94,4 % (IC 95 % 84,8–99,7)

Khoury et al., Aesthetic Plast Surg, 2025 — PMID 40801931

Satisfaction des patients, SMAS

87,8 % (IC 95 % 84,3–91,3)

Khoury et al., 2025

Taux global de complications, deep plane

17,2 %

Khoury et al., 2025

Taux global de complications, SMAS

10,3 % (IC 95 % 6,20–14,4)

Khoury et al., 2025

Effectif de la méta-analyse

21 études, 2 896 patients, méthodologie PRISMA

Khoury et al., 2025

Taux d’hématome

3 % (techniques profondes) et 2 % (SMAS), sur 47 études et 10 766 patients

Vayalapra et al., Ann Plast Surg, 2025 — PMID 40600822

Atteintes nerveuses

Taux comparables entre techniques ; le plus souvent transitoires, atteinte définitive rare

Vayalapra et al., 2025

Acide tranexamique — hématome mineur

Réduction du risque, OR 0,18 (IC 95 % 0,05–0,62)

Alenazi et al., Aesthet Surg J, 2024 — PMID 39141514

Acide tranexamique — hématome majeur

Pas de différence significative

Alenazi et al., 2024

Une précision méthodologique s’impose sur la comparaison satisfaction / complications. La méta-analyse de 2025 agrège séparément les séries deep plane et les séries SMAS : il s’agit d’une méta-analyse à un bras, non d’une comparaison directe entre deux groupes randomisés. Les deux taux décrivent donc deux populations distinctes, opérées par des équipes différentes sur des indications différentes. La seconde revue systématique, portant sur un effectif quatre fois supérieur, conclut d’ailleurs à des profils de sécurité comparables et souligne qu’une seule étude a directement comparé les deux techniques.

Ces chiffres doivent être lus ensemble. Présenter la satisfaction supérieure du deep plane sans mentionner son taux de complications plus élevé donnerait une image tronquée et orienterait artificiellement le lecteur vers une technique. Les auteurs concluent que les deux approches procurent des résultats durables avec une satisfaction élevée, et renvoient le choix à la sélection du patient.

Réponse courte Une méta-analyse publiée en 2025 sur 21 études et 2 896 patients rapporte une satisfaction de 94,4 % pour le deep plane contre 87,8 % pour le SMAS, mais un taux de complications de 17,2 % contre 10,3 %. Une seconde revue, sur 10 766 patients, conclut à des profils de sécurité comparables. Aucune technique n’est universellement supérieure.

Quelle place pour la radiofréquence subdermale et les gestes associés ?

La radiofréquence subdermale

La radiofréquence subdermale, appliquée par une sonde introduite sous la peau, induit une rétraction cutanée et une néosynthèse de collagène. Son positionnement doit être formulé avec précision : elle constitue une option pour les relâchements cervicaux modérés sans excédent cutané franc, situation où elle peut apporter une remise en tension satisfaisante sans cicatrice péri-auriculaire. Elle ne remplace pas un lifting cervico-facial dans les indications avancées, où la mobilisation des couches profondes est nécessaire.

Cette approche fait l’objet d’un protocole dédié développé par le Dr Stroumza-Escoffier, le SNEC Lift (Scarless Non-Excisional Cervical Lift), décrit en détail sur la page consacrée au lifting du cou sans cicatrice. Les deux stratégies ne s’opposent pas : elles répondent à deux stades différents du même processus.

Les gestes associés

Le lipofilling facial restitue les volumes perdus, dimension que le lifting ne traite pas. Son association est fréquente et souvent nécessaire pour éviter un aspect tiré sur un visage creusé. La blépharoplastie corrige l’excès cutané et les poches palpébrales. Les traitements de surface, peelings ou laser, améliorent la qualité cutanée et sont réalisés dans le même temps ou différés selon les protocoles.

Réponse courte La radiofréquence subdermale traite les relâchements cervicaux modérés sans excédent cutané franc, sans cicatrice péri-auriculaire. Elle ne se substitue pas au lifting cervico-facial dans les indications avancées. Le lipofilling, la blépharoplastie et les traitements de surface sont fréquemment associés au lifting car ils corrigent ce que celui-ci ne corrige pas.

Comment se déroule la consultation ?

La chirurgie esthétique impose deux consultations au minimum, séparées par un délai de réflexion obligatoire de quinze jours entre la remise du devis et l’intervention. Ce délai protège la liberté de décision et ne peut être raccourci.

L’analyse du vieillissement facial

L’examen distingue les composantes en jeu : importance de la descente tissulaire, évaluation du volume et des zones d’atrophie, appréciation de la qualité cutanée, analyse du cou avec recherche de bandes platysmales et évaluation de l’angle cervico-mentonnier, examen du socle osseux et notamment de la projection mentonnière.

Cette analyse détermine la stratégie. Un relâchement dominant oriente vers un lifting. Une perte de volume dominante oriente vers une restitution volumétrique, éventuellement associée. Une altération cutanée dominante oriente vers des traitements de surface. La plupart des patients présentent une combinaison de ces composantes, avec une dominante identifiable.

Une manœuvre simple, la mise en tension manuelle des tissus devant un miroir, permet au patient de visualiser l’effet attendu d’un repositionnement et de comprendre ce qui relève ou non du lifting.

Le bilan et les documents

Des photographies standardisées sont réalisées. Un bilan préopératoire et une consultation d’anesthésie sont prescrits, cette dernière devant avoir lieu au plus tard quarante-huit heures avant l’intervention. Un devis détaillé mentionnant honoraires, frais d’anesthésie et frais d’établissement est obligatoirement remis, accompagné d’une note d’information et du consentement éclairé.

Les consignes préopératoires

L’arrêt du tabac est vérifié. L’aspirine, les anti-inflammatoires et certains compléments alimentaires favorisant le saignement sont interrompus selon les délais indiqués. Une préparation cutanée et capillaire est prescrite. L’organisation du retour à domicile et de l’accompagnement des premiers jours est anticipée.

Réponse courte La consultation analyse la répartition du relâchement, la qualité de la peau, la perte de volume et les attentes exprimées. Elle détermine la technique adaptée et rappelle ce que le lifting ne traite pas. Un devis est remis, assorti du délai légal de réflexion de 15 jours, qui ne peut être raccourci.

Comment se déroule l’intervention ?

Le lifting cervico-facial se déroule au bloc opératoire d’un établissement de santé. L’anesthésie est le plus souvent générale pour les techniques complètes. Certaines techniques à accès réduit peuvent être conduites sous anesthésie locale associée à une sédation, de même que la radiofréquence subdermale cervicale isolée, qui se prête bien à l’anesthésie locale tumescente.

La durée opératoire moyenne est de deux heures dans la pratique du Dr Stroumza-Escoffier, et augmente avec l’étendue du geste et les associations. L’hospitalisation est d’une nuit dans la majorité des cas, la surveillance des premières heures visant principalement à dépister un hématome.

Le tracé des incisions est réalisé avant l’intervention. Il suit les reliefs naturels : région temporale dans le cuir chevelu, contour de l’oreille en avant et en arrière, prolongement dans le cuir chevelu occipital. Une courte incision sous-mentonnière est ajoutée lorsqu’un traitement cervical direct est nécessaire.

Le geste suit une séquence logique : infiltration d’une solution adrénalinée limitant le saignement, décollement du plan cutané selon l’étendue requise, abord du SMAS et mobilisation selon la technique retenue, traitement de la composante cervicale si indiqué, hémostase rigoureuse, redrapage cutané sans tension, résection de l’excédent, puis fermeture en plans. Des drains aspiratifs peuvent être mis en place. Un pansement modelant est appliqué.

Certaines équipes utilisent l’acide tranexamique en périopératoire. Une méta-analyse publiée en 2024 rapporte une réduction significative du risque d’hématome mineur et du volume de drainage postopératoire, sans augmentation significative des complications majeures ou mineures. L’effectif analysé reste modeste — 388 patients, dont 170 traités — et le bénéfice n’est pas démontré sur les hématomes majeurs.

Réponse courte L’intervention dure deux heures en moyenne et davantage selon son étendue, sous anesthésie générale le plus souvent, avec une nuit d’hospitalisation dans la majorité des cas. Les incisions suivent les reliefs naturels de l’oreille et du cuir chevelu. Le SMAS est mobilisé, la peau redrapée sans tension, l’excédent réséqué.

Un lifting cervico-facial peut-il être réalisé sous anesthésie locale ?

Oui, chez des patients sélectionnés. C’est une modalité que le Dr Nathaniel Stroumza-Escoffier pratique pour le lifting cervico-facial deep plane, et qui reste peu répandue en France alors qu’elle est documentée dans la littérature internationale.

Dans sa pratique, 10 à 15 % des liftings cervico-faciaux sont conduits sous anesthésie locale, soit environ une intervention sur huit. La durée opératoire moyenne est de deux heures, tous modes d’anesthésie confondus. Ces proportions disent l’essentiel : l’anesthésie locale n’est pas la règle mais une option réservée aux patients dont l’indication et le tempérament s’y prêtent. Elle n’est jamais proposée pour éviter une contrainte d’organisation, mais parce qu’elle sert l’intérêt du patient.

Ce que change l’anesthésie locale pour le patient

L’intérêt n’est pas seulement le confort. Éviter une anesthésie générale supprime le jeûne prolongé, la période de réveil, les nausées postopératoires et le risque anesthésique propre à l’endormissement, particulièrement chez les patients pour lesquels ce risque est majoré. Le patient reste conscient, communique avec l’équipe, et se lève rapidement. L’infiltration comporte par ailleurs une solution adrénalinée qui limite le saignement peropératoire.

Deux contreparties doivent être énoncées clairement. La première tient au patient : cette modalité suppose une anxiété maîtrisée et une bonne tolérance des soins réalisés en état de veille — un antécédent de difficulté lors de soins dentaires est un signal d’alerte. La seconde tient au geste : l’étendue de la dissection réalisable sous anesthésie locale n’est pas illimitée, et la sélection de l’indication devient d’autant plus déterminante.

Ce qu’en dit la littérature

Donnée publiée

Chiffre

Source

Lifting sous anesthésie locale et sédation orale, en cabinet

174 patients, aucun événement thromboembolique, aucune hospitalisation

Frojo et al., Aesthet Surg J, 2019 — PMID 30107493

Hématomes dans cette série

13,2 %, dont 21 sur 23 traités par simple ponction ; 2 reprises, réalisées sous anesthésie locale

Frojo et al., 2019

Lifting SMAS haut sous anesthésie locale sans sédation

160 patients, durée opératoire moyenne 80 minutes

Ors, J Craniofac Surg, 2021 — PMID 33496520

Sélection et sécurité anesthésique

Concentrations diluées, protocole simplifié, monitorage systématique dès l’ajout d’un anxiolytique

DeJoseph et Pou, Facial Plast Surg Clin North Am, 2020 — PMID 32503722

Deux précisions honnêtes s’imposent. Le taux d’hématomes de la série de 2019 est élevé en apparence, mais la quasi-totalité de ces hématomes étaient mineurs et ont été traités par ponction ; deux seulement ont nécessité une reprise, elle-même conduite sous anesthésie locale. Et les séries publiées portent principalement sur des liftings SMAS ou à cicatrice courte : la conduite d’une dissection deep plane cervico-faciale complète sous anesthésie locale va au-delà de ce que ces séries documentent, et relève d’une pratique d’opérateur entraîné, non d’un standard établi.

Réponse courte Un lifting cervico-facial peut être réalisé sous anesthésie locale chez des patients sélectionnés. Le Dr Nathaniel Stroumza-Escoffier y recourt dans 10 à 15 % de ses liftings deep plane, pour une durée opératoire moyenne de deux heures. Cette modalité évite le risque de l’anesthésie générale et la période de réveil, mais suppose une anxiété maîtrisée et une sélection stricte de l’indication.

Quelles sont les suites et combien de temps dure la récupération ?

Les premiers jours

L’œdème et les ecchymoses sont constants, souvent plus marqués que les patients ne l’anticipent, avec un maximum vers le deuxième ou troisième jour. Les ecchymoses cervicales sont fréquentes en raison de la déclivité. Une sensation de tension et d’engourdissement est habituelle. La douleur est généralement modérée et contrôlée par des antalgiques simples ; une douleur intense ou asymétrique doit faire consulter en urgence, car elle peut révéler un hématome.

Le pansement est renouvelé selon les consignes, les drains retirés lorsqu’ils ont été posés. Le repos avec la tête surélevée et l’application de froid limitent l’œdème.

Les semaines suivantes

Les fils sont retirés progressivement selon leur localisation. Les ecchymoses régressent généralement sur deux à trois semaines. Un aspect socialement présentable est retrouvé selon un délai individuel, la plupart des patients envisageant une reprise d’activité sociale entre deux et quatre semaines, avec des variations importantes selon l’étendue du geste et la prédisposition aux ecchymoses.

L’engourdissement de la région pré-auriculaire et cervicale persiste plusieurs semaines à plusieurs mois et régresse progressivement. Cette sensation, souvent inquiétante pour le patient, correspond à une évolution normale.

Les efforts physiques, la chaleur intense et l’exposition solaire directe sont différés. La protection solaire des cicatrices est nécessaire pendant plusieurs mois pour éviter une hyperpigmentation durable.

Réponse courte L’œdème et les ecchymoses atteignent leur maximum vers le deuxième ou troisième jour, puis régressent sur deux à trois semaines. La reprise d’activité sociale s’envisage le plus souvent entre deux et quatre semaines. L’engourdissement pré-auriculaire peut persister plusieurs mois et régresse spontanément.

Quels résultats attendre, et en combien de temps ?

Le résultat s’installe progressivement. Les premières semaines sont dominées par l’œdème, qui peut donner un aspect trop plein ou asymétrique ne préfigurant pas le résultat. Une image intermédiaire apparaît entre le premier et le troisième mois. Le résultat définitif s’apprécie entre six et douze mois, après maturation cicatricielle et stabilisation des tissus repositionnés.

Un lifting ne restitue pas les volumes perdus, ne modifie pas la qualité de la peau, et n’arrête pas le vieillissement biologique, qui reprend son cours après l’intervention à partir d’un point de départ amélioré. Il ne transforme pas un visage et ne reproduit pas une apparence antérieure : il corrige un relâchement dans un objectif d’harmonie.

La durabilité dépend de la technique, de la qualité tissulaire, du mode de vie et de la protection solaire. Les données disponibles situent la durée d’un résultat visiblement satisfaisant à plusieurs années, avec des estimations variables selon les sources et les techniques, sans qu’un chiffre unique puisse être avancé de façon fiable pour un patient donné.

Réponse courte Le résultat définitif s’apprécie entre six et douze mois, après résorption de l’œdème et maturation cicatricielle. Il se compte ensuite en années, sans qu’un chiffre unique puisse être avancé. Un lifting ne restitue pas les volumes, ne change pas la qualité de la peau et n’arrête pas le vieillissement.

Quels sont les risques et les contre-indications ?

Le lifting cervico-facial est une chirurgie majeure dont les risques doivent être connus avant toute décision.

L’hématome. Complication la plus fréquente, il survient généralement dans les heures suivant l’intervention. Les données publiées situent son incidence autour de 2 à 3 % selon la technique. Un hématome compressif impose une reprise chirurgicale d’évacuation en urgence. Sa prévention repose sur une hémostase rigoureuse, le contrôle de la tension artérielle, l’arrêt des médicaments favorisant le saignement, et pour certaines équipes l’usage de l’acide tranexamique, dont le bénéfice sur les hématomes mineurs est documenté.

La nécrose cutanée. Elle touche les zones où le lambeau est le plus décollé, principalement en région rétro-auriculaire. Le tabagisme actif en est le facteur de risque principal, ce qui justifie l’exigence de sevrage. Selon son étendue, elle peut laisser une cicatrice de mauvaise qualité nécessitant une reprise.

L’atteinte du nerf facial. Rare mais potentiellement grave, elle peut être transitoire, par étirement, ou permanente, par section. Elle se traduit par une faiblesse musculaire d’un territoire du visage. Les données agrégées les plus récentes rapportent des atteintes le plus souvent transitoires et résolutives, l’atteinte définitive restant rare. Le rameau mandibulaire marginal et le rameau frontal sont les plus exposés. Sa prévention repose sur la connaissance anatomique et l’adaptation du plan de dissection.

Les autres complications. Les troubles de la sensibilité sont fréquents et le plus souvent transitoires, l’atteinte du nerf grand auriculaire pouvant entraîner un engourdissement durable du lobe de l’oreille. Les cicatrices peuvent s’élargir, devenir hypertrophiques ou chéloïdes selon le terrain. Une déformation de l’oreille par traction excessive, une modification de l’implantation des cheveux, une asymétrie résiduelle, une infection ou un retard de cicatrisation sont possibles.

La déception esthétique constitue une complication à part entière, résultant soit d’un résultat objectivement insuffisant, soit d’un décalage entre attente et réalisable. Sa prévention repose sur la qualité de l’information préopératoire.

Les contre-indications

Un tabagisme actif non sevré, une hypertension artérielle non contrôlée, des troubles de la coagulation non corrigés, une pathologie générale non équilibrée constituent des contre-indications temporaires ou définitives. Un trouble dysmorphophobique corporel constitue une contre-indication à la chirurgie esthétique et conduit à une orientation vers une prise en charge adaptée.

Réponse courte L’hématome est la complication la plus fréquente, avec une incidence publiée de 2 à 3 % ; un hématome compressif impose une reprise en urgence. La nécrose cutanée est liée au tabagisme actif. L’atteinte du nerf facial est rare et le plus souvent transitoire. Le taux global de complications publié se situe entre 10,3 % et 17,2 % selon la technique.

Quel est le prix d’un lifting du visage à Paris ?

Un lifting réalisé à visée esthétique n’est pas pris en charge par l’Assurance maladie. Le montant est précisé dans un devis personnalisé remis en consultation, assorti du délai légal de réflexion de 15 jours.

Le tarif dépend de l’étendue du geste, de la technique retenue, de la durée opératoire, du mode d’anesthésie, des frais de bloc opératoire et d’hospitalisation, et de l’existence de gestes associés comme un lipofilling, une blépharoplastie ou un traitement de surface. Un lifting cervico-facial complet ne relève pas du même ordre de grandeur qu’une technique à accès réduit ou qu’une radiofréquence cervicale isolée.

Le devis distingue les honoraires du chirurgien, les honoraires d’anesthésie et les frais d’établissement. Le délai de réflexion de quinze jours court à compter de sa remise. Certaines situations particulières, notamment les séquelles de paralysie faciale ou de traumatisme, relèvent d’un cadre distinct et peuvent faire l’objet d’une demande d’entente préalable. Les mutuelles n’interviennent généralement pas sur les actes à visée esthétique.

Réponse courte Le prix d’un lifting du visage dépend de la technique, de l’étendue du geste, de l’anesthésie et des frais d’établissement, ainsi que des gestes associés. Il n’est pas pris en charge par l’Assurance maladie à visée esthétique. Un devis personnalisé est remis en consultation, avec un délai légal de réflexion de 15 jours.

Les données de la pratique du Dr Stroumza-Escoffier

Les chiffres ci-dessous décrivent les conditions de réalisation de l’intervention dans cette pratique. Ils ne portent pas sur les résultats morphologiques, qui dépendent de chaque anatomie.

Paramètre

Donnée

Ce que cela signifie pour le patient

Volume opératoire

Environ 100 liftings cervico-faciaux par an

Une pratique régulière sur une intervention où la courbe d’apprentissage est longue

Recul

10 ans

Des résultats observés sur la durée, bien au-delà de la phase de maturation cicatricielle

Technique

Deep plane dans les relâchements avancés du tiers moyen ; SMAS traité dans tous les cas

Le plan profond est toujours abordé, condition de la durabilité du résultat

Durée opératoire moyenne

2 heures

Une durée d’exposition anesthésique contenue pour une intervention complète

Anesthésie locale

10 à 15 % des interventions

Une option réelle mais réservée à des patients sélectionnés, pas une règle

 

Réponse courte Le Dr Nathaniel Stroumza-Escoffier réalise environ 100 liftings cervico-faciaux par an, avec un recul de 10 ans. La durée opératoire moyenne est de 2 heures. La dissection deep plane est retenue dans les relâchements avancés du tiers moyen, et le SMAS est traité dans tous les cas. L’anesthésie locale est employée dans 10 à 15 % des interventions.

Un cas clinique documenté

Le cas ci-dessous illustre la logique de sélection décrite plus haut : une anatomie particulière appelle une stratégie particulière, associant plusieurs gestes complémentaires. L’intervention a été réalisée par le Dr Nathaniel Stroumza-Escoffier. Les photographies sont publiées avec le consentement écrit de la patiente. La région oculaire est occultée par un bandeau flouté volontairement étroit, afin de préserver la lisibilité de la région sous-orbitaire, qui fait partie du résultat évalué.

Lecture de ce cas Ce cas est présenté à titre de documentation clinique, pour illustrer les indications et les limites de la technique. Il ne constitue pas une promesse de résultat. Chaque résultat est individuel et dépend de l’anatomie, de la qualité cutanée, de l’âge, du poids et de facteurs propres à chaque personne. Aucun résultat ne peut être garanti.

Cas 1 — Femme, 55 ans, après perte pondérale massive

Élément

Détail

Contexte

Perte de 50 kg après sleeve gastrectomie.

Analyse anatomique

Relâchement cutané du tiers moyen et du tiers inférieur du visage ; perte de définition de l’angle cervico-mentonnier ; dermatochalasis des paupières supérieures ; poches palpébrales inférieures.

Technique retenue

Lifting cervico-facial par dissection deep plane.

Gestes associés

Blépharoplastie supérieure, cicatrice dissimulée dans le pli palpébral supérieur. Blépharoplastie inférieure par voie transconjonctivale, sans cicatrice cutanée. Lipofilling du cerne au nanofat et du visage au microfat.

Durée opératoire

2 heures

Recul photographique

1 an, résultat stable.

Vue de face

Profil droit

Profil gauche

Cas 1 — lifting cervico-facial deep plane, femme, 55 ans. Vues de face et de profil, avant et après intervention, recul 1 an. Dr Nathaniel Stroumza-Escoffier, Paris. Résultat individuel, non garanti.

Ce que montrent les clichés. De face, la ligne mandibulaire est redéfinie et les tissus jugaux sont repositionnés ; le sillon naso-génien est atténué sans effacement, ce qui traduit un repositionnement et non une traction. En péri-orbitaire, l’excès cutané de la paupière supérieure a disparu et le creux du cerne est comblé, la jonction paupière-joue redevenant continue — c’est l’apport du lipofilling associé, sans lequel la remise en tension aurait accentué le creusement. De profil, la définition de l’angle cervico-mentonnier est restaurée et la région rétro-auriculaire ne montre pas de déplacement du lobe ni de cicatrice apparente à cette distance d’observation.

Ce cas réunit les trois composantes du vieillissement facial exposées plus haut, ce qui explique l’association de trois gestes distincts. La perte pondérale massive produit un excès cutané important et un creusement par fonte des compartiments graisseux : un lifting isolé aurait corrigé la descente en accentuant l’aspect creusé, d’où l’indication du lipofilling dans le même temps. Le choix du nanofat pour le cerne et du microfat pour le visage tient à la finesse du greffon, adaptée à l’épaisseur du tissu receveur. La voie transconjonctivale pour la paupière inférieure évite toute cicatrice cutanée et réduit le risque de rétraction palpébrale.

Ce profil de patient est en augmentation avec la diffusion de la chirurgie bariatrique. Il impose deux exigences : une stabilité pondérale acquise avant l’intervention, et une analyse volumétrique aussi rigoureuse que l’analyse du relâchement.

Réponse courte Chez une patiente de 55 ans ayant perdu 50 kg après sleeve gastrectomie, un lifting cervico-facial deep plane de deux heures a été associé à une blépharoplastie supérieure et inférieure et à un lipofilling au nanofat et au microfat. Le résultat est stable à un an. Après perte pondérale massive, le lifting seul ne suffit pas : la restitution des volumes est indispensable.

Voir la technique et les résultats en vidéo

Le Dr Stroumza-Escoffier documente sa pratique en vidéo. Ces séquences permettent de comprendre le déroulement réel de l’intervention, ce qu’aucun texte ne remplace.

Avant / après peropératoire d’un lifting cervico-facial deep plane

Technique chirurgicale du lifting cervico-facial deep plane sous anesthésie locale

Analyse commentée d’un résultat rendu public

Certains résultats de chirurgie faciale font l’objet d’un débat public nourri. Ces discussions constituent une occasion pédagogique utile : elles permettent d’exposer, sur un cas que tout le monde a sous les yeux, la différence entre un repositionnement des plans profonds et une simple traction cutanée, et de montrer ce qu’un observateur attentif peut ou ne peut pas déduire d’une photographie.

Analyse du lifting de Kris Jenner

Cette séquence est un commentaire pédagogique portant sur des images publiques. Elle ne repose sur aucun examen clinique, ne comporte aucune information médicale relative à la personne concernée, et ne constitue ni un diagnostic, ni une appréciation portée sur le travail d’un confrère. Aucun lien professionnel n’existe entre le Dr Stroumza-Escoffier et la personne citée.

Pourquoi consulter le Dr Nathaniel Stroumza-Escoffier ?

Le Dr Nathaniel Stroumza-Escoffier est chirurgien plasticien, esthétique et reconstructeur, inscrit au Conseil national de l’Ordre des médecins sous le numéro RPPS 10100674943. Il exerce au 11 rue du Faubourg Saint-Honoré, dans le 8ᵉ arrondissement de Paris.

La consultation est conduite selon un principe de transparence : distinction explicite entre ce qui relève du lifting et ce qui relève d’autres traitements, présentation des options avec leurs bénéfices et leurs limites respectives, exposé des données comparatives disponibles sans sélection favorable, et recadrage des attentes lorsqu’elles dépassent le réalisable.

Qualification, expertise et enseignement Qualification — Chirurgien plasticien qualifié en chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique. RPPS 10100674943. Ancien chef de clinique-assistant des Hôpitaux de Paris (hôpital Tenon, AP-HP). Membre de la SOFCEP.
Orientation de pratique — Chirurgie du visage, du cou et de la silhouette, avec une place importante donnée aux techniques mini-invasives lorsque l’indication le permet.
Technique de lifting — Dissection deep plane dans les relâchements avancés du tiers moyen, avec traitement du SMAS dans tous les cas, et réalisation sous anesthésie locale chez les patients sélectionnés.
Volume opératoire — Environ 100 liftings cervico-faciaux par an, avec un recul de 10 ans sur la pratique. Durée opératoire moyenne de 2 heures ; anesthésie locale dans 10 à 15 % des cas.
Développement technique — Concepteur du protocole SNEC Lift (Scarless Non-Excisional Cervical Lift), stratégie de rajeunissement cervical mini-invasif sans excision cutanée. Figure parmi les premiers chirurgiens plasticiens français à avoir intégré la radiofréquence subdermale dans le traitement du relâchement cervical.
Enseignement — Enseigne ces techniques à ses confrères lors de workshops, masterclasses et chirurgies en direct.
Déclaration de liens d’intérêts — Le Dr Stroumza-Escoffier exerce une activité de consultant et de formateur pour la société InMode, fabricant de dispositifs de radiofréquence. Cette information est communiquée par transparence. Les indications posées en consultation reposent sur l’analyse anatomique du patient, indépendamment de toute considération commerciale.

Il appartient à chaque patient de vérifier l’inscription de son chirurgien au tableau de l’Ordre des médecins et sa qualification en chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique, informations publiquement accessibles.

Documentation

Liste des zones anatomiques concernées

FAQ

L’indication repose sur l’importance du relâchement et non sur l’âge civil. Certains patients présentent un vieillissement précoce justifiant une intervention dès la fin de la quarantaine, d’autres conservent des tissus toniques bien au-delà. Une tendance récente consiste à intervenir sur des relâchements plus modérés, avec l’argument d’une correction plus limitée et de tissus de meilleure qualité au moment du geste.

Les données comparatives ne désignent pas de technique universellement supérieure. Une méta-analyse publiée en 2025 sur 2 896 patients rapporte une satisfaction de 94,4 % pour le deep plane contre 87,8 % pour le SMAS, mais un taux de complications de 17,2 % contre 10,3 %. Chaque technique présente donc un profil propre de bénéfices et de risques, ce qui renvoie le choix à l’anatomie individuelle et non à une hiérarchie de principe.

Les deux agissent sur le SMAS, mais à des plans différents. Le lifting SMAS le mobilise depuis un plan situé au-dessus de lui, la peau et le SMAS étant traités séparément. Le deep plane dissèque sous le SMAS et libère les ligaments de retenue, ce qui permet de déplacer la peau et le SMAS ensemble, comme une unité. Le deep plane autorise une correction plus étendue du tiers moyen, au prix d’une dissection plus large.

Un lifting n’arrête pas le vieillissement : il repositionne les structures à un instant donné, puis le processus reprend son cours à partir d’un point de départ amélioré. La durée pendant laquelle le résultat reste visiblement satisfaisant se compte en années et dépend de la technique, de la qualité tissulaire, du mode de vie et de la protection solaire. Aucun chiffre unique ne peut être avancé de façon fiable pour un patient donné.

Les techniques complètes laissent des cicatrices péri-auriculaires et rétro-auriculaires, positionnées dans les reliefs naturels de l’oreille et prolongées dans le cuir chevelu. Elles deviennent habituellement discrètes après maturation, tout en restant perceptibles à l’inspection rapprochée. Les techniques à accès réduit comportent des cicatrices plus courtes. Une approche cervicale par radiofréquence subdermale ne laisse pas de cicatrice péri-auriculaire, mais son indication est limitée aux relâchements cervicaux modérés.

L’œdème et les ecchymoses atteignent leur maximum vers le deuxième ou troisième jour, puis régressent sur deux à trois semaines. La plupart des patients envisagent une reprise d’activité sociale entre deux et quatre semaines, avec des variations importantes selon l’étendue du geste et la prédisposition individuelle aux ecchymoses. L’engourdissement de la région pré-auriculaire peut persister plusieurs mois.

La durée dépend de l’étendue du geste et de la nature de l’activité professionnelle. Les deux premières semaines sont dominées par l’œdème et les ecchymoses ; une activité sans exposition sociale peut être reprise plus tôt qu’une activité en contact avec le public. La durée est précisée en consultation, une fois la technique définie.

Le lifting cervico-facial complet est habituellement réalisé sous anesthésie générale, en raison de sa durée et de son étendue. Certaines techniques à accès réduit peuvent être conduites sous anesthésie locale associée à une sédation. La radiofréquence subdermale cervicale isolée se prête bien à l’anesthésie locale tumescente. Le choix est arbitré en consultation d’anesthésie.

Cet aspect résulte principalement de deux erreurs : une traction excessive sur la peau au lieu du repositionnement des structures profondes, et l’absence de restitution des volumes perdus sur un visage creusé. Les techniques modernes agissent sur le SMAS et redrapent la peau sans tension, ce qui évite le premier écueil. L’association d’un lipofilling lorsque la perte de volume est significative évite le second.

Souvent, oui. Le lifting corrige la descente des tissus mais ne restitue pas les volumes perdus par atrophie des compartiments graisseux. Chez un patient présentant à la fois une descente et un creusement, un lifting seul peut accentuer l’aspect creusé. L’association est décidée en consultation après analyse des composantes du vieillissement.

Oui, l’association est fréquente et cohérente : le lifting ne traite pas l’excès cutané des paupières ni les poches palpébrales, qui relèvent d’une blépharoplastie. Réaliser les deux gestes dans le même temps évite une seconde anesthésie et une seconde période de convalescence. La décision dépend de la durée opératoire cumulée et de l’état général.

Oui, et c’est un point non négociable. Le tabagisme actif réduit la vascularisation du lambeau cutané décollé et augmente significativement le risque de nécrose cutanée, complication qui peut laisser une cicatrice de mauvaise qualité nécessitant une reprise. Un sevrage de plusieurs semaines avant et après l’intervention est exigé, et un patient qui le refuse est généralement récusé.

L’atteinte du nerf facial est une complication rare mais sérieuse. Elle peut être transitoire, par étirement, ou plus rarement permanente. Les rameaux les plus exposés sont le rameau mandibulaire marginal et le rameau frontal. Les données agrégées récentes rapportent des atteintes le plus souvent transitoires et résolutives. La prévention repose sur la connaissance anatomique et l’adaptation du plan de dissection. Les troubles de la sensibilité, distincts de l’atteinte motrice, sont eux fréquents et le plus souvent transitoires.

C’est la complication la plus fréquente, avec une incidence publiée de l’ordre de 2 à 3 %, survenant généralement dans les heures suivant l’intervention. Un hématome compressif impose une reprise chirurgicale d’évacuation. C’est la raison pour laquelle une douleur intense ou asymétrique dans les premières heures doit conduire à alerter immédiatement. Sa prévention repose sur l’hémostase peropératoire, le contrôle tensionnel et l’arrêt préalable des médicaments favorisant le saignement.

C’est un médicament antifibrinolytique utilisé par certaines équipes en périopératoire pour limiter le saignement. Une méta-analyse publiée en 2024 rapporte une réduction significative du risque d’hématome mineur et du volume de drainage postopératoire, sans augmentation des complications. L’effectif analysé reste modeste et le bénéfice n’est pas démontré sur les hématomes majeurs.

Les techniques non chirurgicales — ultrasons focalisés, radiofréquence externe, fils tenseurs — agissent principalement sur le derme superficiel et la stimulation collagénique. Elles peuvent apporter une amélioration modeste sur un relâchement débutant. Elles ne repositionnent pas les couches profondes et ne produisent pas les résultats d’un lifting dans les indications avancées. Accumuler ces traitements pour éviter une intervention indiquée conduit à une dépense cumulée importante pour un résultat inférieur.

Oui, dans les relâchements cervicaux légers à modérés, sans excès cutané franc. La radiofréquence subdermale, associée si nécessaire à une lipoaspiration cervicale, permet une remise en tension sans cicatrice péri-auriculaire. Le Dr Stroumza-Escoffier a développé un protocole dédié, le SNEC Lift (Scarless Non-Excisional Cervical Lift), présenté sur une page distincte. Cette approche ne remplace pas un lifting cervico-facial lorsque l’excès cutané ou les bandes platysmales sont importants.

Oui, une reprise est possible après plusieurs années, le vieillissement reprenant son cours après l’intervention. Une reprise se déroule dans des conditions différentes en raison des remaniements cicatriciels du premier geste, ce qui modifie la technique et parfois le résultat accessible. L’indication et le calendrier sont évalués en consultation.

Un suivi postopératoire régulier est assuré. Toute insatisfaction est examinée en distinguant ce qui relève d’une évolution encore en cours, l’œdème pouvant persister plusieurs mois, de ce qui relève d’un résultat objectivement perfectible. Le cas échéant, une retouche est discutée après stabilisation complète des tissus, soit au minimum douze mois après l’intervention initiale.

Environ 100 liftings cervico-faciaux par an, avec un recul de 10 ans sur sa pratique. La durée opératoire moyenne est de deux heures. Le lifting est une intervention à courbe d’apprentissage longue : la régularité de la pratique est un critère que les patients ont raison de considérer.

Oui, chez des patients sélectionnés. Le Dr Stroumza-Escoffier réalise le lifting cervico-facial deep plane sous anesthésie locale dans 10 à 15 % des cas, lorsque l’indication et le profil du patient s’y prêtent. Cette modalité évite le jeûne prolongé, la période de réveil et le risque propre à l’anesthésie générale. Elle suppose une anxiété maîtrisée et une bonne tolérance des soins réalisés en état de veille. Les séries publiées rapportent une sécurité comparable à celle de l’anesthésie générale, avec des hématomes majoritairement mineurs.

Oui, et c’est une indication fréquente. Une perte pondérale massive produit un excès cutané marqué associé à un creusement par fonte des compartiments graisseux : un lifting seul corrigerait la descente en accentuant l’aspect creusé, ce qui justifie l’association d’un lipofilling dans le même temps. Deux conditions s’imposent : un poids stabilisé depuis plusieurs mois, et un bilan nutritionnel satisfaisant, la chirurgie bariatrique pouvant s’accompagner de carences affectant la cicatrisation.

Le Dr Stroumza-Escoffier ne retient pas le lifting temporal isolé, dont le bénéfice sur le tiers moyen est limité et peu durable, ni le lifting malaire concentrique, en raison du risque d’ectropion et de parésie, ni les liftings ne traitant pas le SMAS, dont la durabilité est insuffisante. Ces choix expriment un arbitrage personnel entre bénéfice attendu et risque accepté ; d’autres équipes retiennent d’autres arbitrages.

Seul un examen clinique permet de distinguer la part de descente tissulaire, de perte de volume et d’altération cutanée. Cette analyse détermine la stratégie la plus cohérente, et peut conclure qu’un lifting n’est pas la réponse adaptée, ou qu’il doit être associé à d’autres gestes.

Avertissement Cet article a une vocation informative et pédagogique. Il ne se substitue pas à une consultation médicale individuelle. Aucun résultat ne peut être garanti : il dépend de l’anatomie, de la qualité cutanée et de facteurs propres à chaque personne. Les informations ci-dessus sont données à titre général.

Références scientifiques

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Dr Nathaniel Stroumza-Escoffier, chirurgien plasticien
Rédigé par l'équipe éditoriale du cabinet, relu et validé médicalement par le Dr Nathaniel Stroumza-Escoffier, chirurgien plasticien — RPPS 10100674943
Publié le 13 août 2026 · Mis à jour le 13 août 2026 · Découvrir le parcours du Dr Stroumza-Escoffier
Sources & référencesHAS · SOFCEP · SFCPRE · PubMed · Ordre des Médecins
Cet article a une vocation informative et ne remplace pas une consultation médicale.
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