Traitement du double menton : quelle solution selon votre profil anatomique ?
Rédigé et validé médicalement par le Dr Nathaniel Stroumza-Escoffier, chirurgien plasticien à Paris — RPPS 10100674943. Dernière révision : août 2026.
Le traitement du double menton ne se choisit pas au hasard : il dépend de la structure anatomique en cause. L’empâtement sous-mentonnier peut résulter d’une accumulation graisseuse, d’un relâchement de la peau, d’une atteinte du muscle platysma ou de la forme du menton et de la mandibule. Selon le profil, la réponse adaptée sera une lipoaspiration cervicale, une radiofréquence subdermale, une chirurgie du platysma, un lifting ou une correction squelettique. L’examen clinique est l’étape qui évite un traitement insuffisant ou inadapté.
LE TRAITEMENT DU DOUBLE MENTON EN UNE MINUTE
|
EN BREF Le double menton a quatre causes possibles : la graisse, la peau, le muscle platysma et le support osseux (menton, mandibule, os hyoïde).
Le résultat se consolide entre 3 et 6 mois ; de nombreux gestes sont réalisables sous anesthésie locale. |
RÉPONSE COURTE Selon le Dr Nathaniel Stroumza-Escoffier, chirurgien plasticien à Paris, le traitement du double menton dépend de sa cause anatomique. Une graisse localisée avec une peau tonique relève d’une lipoaspiration cervicale. Si la peau est relâchée, une remise en tension par radiofréquence subdermale est associée dans le même temps opératoire (SNEC Lift). Les formes musculaires ou squelettiques relèvent d’une chirurgie du platysma ou d’une correction du menton. Seul l’examen clinique détermine la stratégie. |
DÉFINITION — QU’APPELLE-T-ON « DOUBLE MENTON » ? Le double menton, ou excès sous-mentonnier, désigne un empâtement de la région située entre le menton et le cou, qui efface l’angle cervico-mentonnier — l’angle formé par la ligne du menton et celle du cou, repère majeur de la définition du profil. Il peut être d’origine graisseuse, cutanée, musculaire ou squelettique, et n’est donc pas toujours lié au poids. |
POURQUOI FAIRE CONFIANCE À CETTE PAGE Le Dr Nathaniel Stroumza-Escoffier est chirurgien plasticien à Paris (8e arrondissement), qualifié en chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique — RPPS 10100674943. Ancien chef de clinique-assistant des Hôpitaux de Paris (hôpital Tenon, AP-HP), membre du comité scientifique de la SOFCEP.
Cette page est rédigée et révisée par le praticien lui-même. Elle cite ses sources scientifiques avec leur identifiant PubMed. |
Pourquoi le double menton n'est-il pas toujours un excès de graisse ?
C’est le malentendu le plus fréquent, et celui qui conduit aux traitements décevants. Un patient mince peut présenter un double menton marqué, et un patient en surpoids peut conserver un angle cervico-mentonnier net. La quantité de graisse n’explique qu’une partie du problème.
Quatre structures déterminent l’aspect du profil sous-mentonnier : la graisse (superficielle et profonde), la peau et son élasticité, le muscle platysma, et le support squelettique — menton et mandibule. Chacune répond à des traitements différents. Retirer de la graisse chez un patient dont le problème est un menton fuyant ne corrigera rien ; poser un implant mentonnier chez un patient dont le problème est adipeux non plus.
C’est pourquoi la démarche présentée ici part du diagnostic et non de la technique. Avant de choisir une technologie, il faut identifier la structure responsable.
RÉPONSE COURTE Selon le Dr Nathaniel Stroumza-Escoffier, chirurgien plasticien à Paris, le double menton résulte de quatre structures distinctes : la graisse, la peau, le platysma et le support osseux. Un patient mince peut en présenter un, un patient en surpoids peut y échapper. C’est la composante dominante, et non la quantité de graisse, qui détermine le traitement adapté. |
Quelles structures anatomiques déterminent le profil du cou ?
La région sous-mentonnière est organisée en plans superposés. Les comprendre permet de saisir pourquoi une même apparence peut avoir des origines très différentes.
Figure 1 — Anatomie du profil cervical : régions sous-mentonnière, sous-mandibulaire et cervicale, angle cervico-mentonnier, muscle platysma et cordes platysmales. Illustration : Dr Nathaniel Stroumza-Escoffier.
La graisse préplatysmale
Située au-dessus du muscle platysma, juste sous la peau, c’est la graisse la plus superficielle. C’est elle que la lipoaspiration cervicale retire le plus facilement, et c’est sur elle qu’agissent les traitements non invasifs de surface.
La graisse profonde (sous-platysmale)
Située sous le platysma, elle est moins accessible. Son excès contribue à combler l’angle cervico-mentonnier et peut persister après une lipoaspiration superficielle bien conduite. Son traitement relève d’un geste chirurgical spécifique, sous contrôle direct.
Le muscle platysma
Fine nappe musculaire tendue du thorax à la mandibule. Avec l’âge, ses bords antérieurs peuvent se séparer et former des bandes verticales visibles. Il peut aussi se relâcher globalement, ce qui accentue l’aspect empâté du cou. Aucun traitement de la graisse ne corrige une atteinte platysmale.
La peau et son élasticité
La capacité de la peau à se rétracter après retrait de volume est déterminante. Une peau tonique se redrape spontanément. Une peau relâchée reste flottante, et retirer de la graisse sans anticiper ce point aggrave visuellement le résultat.
Le menton, la mandibule et le plancher buccal
Un menton peu projeté (rétrogénie) ou une mandibule peu marquée réduisent la définition du profil et créent une impression de double menton, même sans excès graisseux. La position de l’os hyoïde, plus ou moins basse et antérieure, conditionne également la netteté de l’angle cervico-mentonnier. Chez le sujet jeune, la position du plancher buccal et des muscles digastriques peut à elle seule expliquer un angle ouvert malgré une absence complète d’excès graisseux — une donnée bien documentée dans la littérature française de chirurgie plastique. Ces éléments ne se corrigent pas par un traitement des tissus mous.
RÉPONSE COURTE Cinq plans déterminent le profil cervical : la graisse préplatysmale, la graisse sous-platysmale, le muscle platysma, la peau et son élasticité, et le support osseux — menton, mandibule, os hyoïde et plancher buccal. Selon le Dr Stroumza-Escoffier, chirurgien plasticien à Paris, l’examen consiste précisément à déterminer lequel de ces plans domine. |
Pourquoi puis-je avoir un double menton en étant mince ?
Parce que la graisse n’est qu’un des quatre facteurs. Un menton peu projeté, un os hyoïde bas, un relâchement du platysma ou une peau ayant perdu son élasticité produisent un profil sous-mentonnier empâté indépendamment du poids. C’est la raison pour laquelle un régime ou une perte de poids ne corrige pas certains doubles mentons — et pourquoi, chez ces patients, la lipoaspiration seule donne un résultat décevant.
Quels sont les quatre profils anatomiques du double menton ?
Cette grille clinique en quatre profils est proposée par le Dr Stroumza-Escoffier pour structurer l’analyse en consultation. Elle n’a pas valeur de classification scientifique validée : c’est un outil de raisonnement, destiné à identifier la composante dominante avant de choisir un traitement.
Profil 1 — Adipeux à peau tonique
Signes cliniques. Excès graisseux sous-mentonnier isolé, peau élastique qui se rétracte bien au test du pincement (pinch test), absence de bandes platysmales, projection mentonnière satisfaisante. Souvent chez des patients jeunes ou d’âge moyen.
Erreur fréquente. Proposer d’emblée une technologie de remise en tension, inutile ici.
Traitement principal. Lipoaspiration cervicale ciblée.
Alternative. Aucune technique non chirurgicale n’offre le même contrôle sculptural. La cryolipolyse sous-mentonnière peut être discutée dans les excès très modérés, avec une efficacité et une précision moindres.
Profil 2 — Mixte : graisse et relâchement cutané
Signes cliniques. Excès graisseux associé à une élasticité cutanée diminuée, peau qui reste marquée après pincement, angle cervico-mentonnier flou. C’est le profil le plus fréquent après 45 ans.
Erreur fréquente. Réaliser une lipoaspiration isolée, qui retire le volume mais laisse une peau flottante et peut aggraver l’aspect.
Traitement principal. SNEC Lift — association d’une lipoaspiration cervicale et d’une radiofréquence subdermale, qui traite simultanément la graisse et la rétraction cutanée.
Alternative. Lifting cervico-facial si le relâchement dépasse les capacités de rétraction.
Profil 3 — Musculaire : platysma et bandes cervicales
Signes cliniques. Bandes verticales visibles au repos ou à la contraction, relâchement musculaire dominant, graisse parfois modérée. L’aspect s’accentue lors de la contraction volontaire du cou.
Erreur fréquente. Traiter la graisse en espérant corriger les bandes — elles resteront, voire deviendront plus visibles après retrait du volume qui les masquait.
Traitement principal. Correction chirurgicale du platysma (platysmaplastie), le plus souvent dans le cadre d’un lifting cervico-facial. Des cordes visibles au repos relèvent d’un geste musculaire : aucune technique thermique ni aucun fil ne remplace la suture des bords antérieurs du platysma.
Alternative. SNEC Lift associé à des fils tenseurs de soutien lorsque les cordes restent modérées et que le patient refuse une cicatrice — la traction et la stimulation collagénique atténuent l’aspect sans le corriger structurellement. Toxine botulique sur des bandes fines, avec un effet temporaire.
Profil 4 — Squelettique : menton, mandibule et os hyoïde
Signes cliniques. Menton peu projeté, ligne mandibulaire peu marquée, os hyoïde bas ou antérieur, angle cervico-mentonnier naturellement ouvert. Souvent présent depuis l’adolescence, indépendamment du poids.
Erreur fréquente. Enchaîner les traitements des tissus mous sans résultat, faute d’avoir identifié la cause osseuse.
Traitement principal. Correction de la projection mentonnière — implant mentonnier ou génioplastie selon le cas.
Alternative. Lipofilling ou injection de produits de comblement lorsque le déficit de projection est modéré, ou association à un traitement des tissus mous si une composante graisseuse coexiste. Une position basse de l’os hyoïde constitue une limite anatomique qu’aucune technique ne corrige.
LES QUATRE PROFILS EN UNE PHRASE Profil adipeux : de la graisse, une peau tonique — lipoaspiration. Profil mixte : de la graisse et une peau relâchée — SNEC Lift. Profil musculaire : des bandes platysmales — chirurgie du platysma. Profil squelettique : un menton peu projeté — correction du support osseux. |
Figure 2 — Les quatre profils anatomiques du double menton : signes cliniques, traitement principal et alternative. Grille clinique proposée par le Dr Nathaniel Stroumza-Escoffier.
Quel traitement pour quel profil ? Le tableau de synthèse
Profil | Signes cliniques | Traitement principal | Alternative |
|---|---|---|---|
1. Adipeux, peau tonique | Excès graisseux isolé, peau élastique au pinch test, pas de bandes | Lipoaspiration cervicale ciblée | Cryolipolyse si excès très modéré |
2. Mixte, graisse + peau | Excès graisseux + laxité cutanée modérée, angle flou, cordes platysmales débutantes. Fréquent après 45 ans | SNEC Lift : lipoaspiration + radiofréquence subdermale Quantum RF | Lifting cervico-facial si relâchement dépassant la rétraction |
3. Musculaire, platysma | Cordes platysmales visibles au repos ou à la contraction, cou relâché | Platysmaplastie (chirurgie du platysma) | SNEC Lift + fils tenseurs si cordes modérées ; toxine botulique sur bandes fines |
4. Squelettique, menton et hyoïde | Menton peu projeté, mandibule peu marquée, os hyoïde bas | Implant mentonnier (zone pré-mentale, sous la lèvre) ou génioplastie | Lipofilling ou produits de comblement si déficit modéré |
Quel traitement choisir ? L'algorithme de prise en charge
L’analyse clinique suit une séquence de questions simples. Chacune oriente vers la suivante, et l’ensemble aboutit à une stratégie. C’est ce raisonnement, et non la disponibilité d’une technologie, qui détermine la proposition thérapeutique.
Figure 3 — Algorithme de prise en charge du double menton : de la question clinique à la proposition thérapeutique. Dr Nathaniel Stroumza-Escoffier.
Étape | Question clinique | Si oui | Si non |
|---|---|---|---|
1 | Existe-t-il un excès graisseux sous-mentonnier ? | Passer à l’étape 2 | Aller directement à l’étape 4 |
2 | La peau est-elle tonique au pinch test ? | Lipoaspiration cervicale seule (profil adipeux) | SNEC Lift : lipoaspiration + radiofréquence subdermale — passer à l’étape 3 |
3 | Le relâchement cutané est-il modéré, sans excès cutané franc ? | SNEC Lift seul (profil mixte) — passer à l’étape 4 | SNEC Lift + fils tenseurs de soutien — passer à l’étape 4 ; lifting cervico-facial si l’excès cutané impose une excision |
4 | Existe-t-il des bandes platysmales franches ? | Platysmaplastie, le plus souvent dans un lifting (profil musculaire) — passer à l’étape 5 | Cordes modérées : SNEC Lift + fils tenseurs. Aucune corde : passer à l’étape 5 |
5 | Le menton est-il peu projeté, la mandibule peu marquée ? | Implant mentonnier (placement pré-mental, sous la lèvre) ou génioplastie — passer à l’étape 6 | Réévaluer : os hyoïde bas, plancher buccal, ou demande sans support anatomique — passer à l’étape 6 |
6 | La qualité de peau est-elle altérée (ridules, perte de densité) ? | Traitement complémentaire de la qualité cutanée, associé ou différé | Protocole retenu tel quel |
L’objectif de cette séquence est constant : un cou harmonieux, défini et naturel, adapté à chaque profil. Deux principes la gouvernent. Le premier : plusieurs composantes coexistent souvent, et la stratégie combine alors les gestes plutôt que de les opposer. Le second : à chaque étape, on retient le geste le moins invasif capable de traiter réellement le mécanisme en cause — sans sous-traiter une indication qui relève d’une chirurgie plus complète.
Lipoaspiration cervicale : indication, déroulement et limites
La lipoaspiration cervicale retire la graisse préplatysmale par de fines canules, introduites par de petites incisions dissimulées sous le menton et derrière les lobes des oreilles. Le geste vise à redéfinir l’angle cervico-mentonnier et la ligne mandibulaire.
Candidature. Patients présentant un excès graisseux localisé avec une peau conservant une bonne capacité de rétraction, à poids stable.
Anesthésie. Le geste peut être conduit sous anesthésie locale tumescente dans les indications adaptées, parfois avec une sédation légère. Aucune hospitalisation n’est nécessaire.
Cicatrices. Les points d’entrée mesurent quelques millimètres et sont dissimulés dans les plis naturels.
Limites et risques spécifiques. Une lipoaspiration trop superficielle ou excessive expose à des irrégularités de surface et à un aspect creusé difficile à corriger. Le contrôle sculptural — savoir combien retirer et où s’arrêter — compte davantage que le volume total aspiré. Les risques incluent ecchymoses, œdème prolongé, asymétrie, irrégularités et, plus rarement, troubles sensitifs transitoires. Le résultat n’est pas « définitif » au sens absolu : les cellules graisseuses retirées ne se reforment pas, mais une prise de poids significative peut faire grossir les cellules restantes, et le vieillissement cutané se poursuit.
Radiofréquence subdermale : pourquoi et pour qui ?
Il faut distinguer deux familles souvent confondues. La radiofréquence externe délivre son énergie depuis la surface de la peau : elle doit traverser l’épiderme et le derme superficiel avant d’atteindre sa cible, ce qui limite l’énergie utile en profondeur. La radiofréquence subdermale délivre l’énergie entre une canule glissée sous la peau et une électrode externe : le tissu traité est directement situé entre les deux.
Cette différence explique l’écart d’indication. La radiofréquence externe convient à des relâchements débutants et s’utilise en séances répétées. La radiofréquence subdermale, geste chirurgical réalisé en une fois, s’adresse aux relâchements modérés et se combine naturellement à une lipoaspiration.
Le raisonnement clinique est le suivant : lorsque le retrait de graisse risque de laisser une peau insuffisamment rétractile, associer une remise en tension thermique dans le même temps opératoire permet de traiter les deux composantes. C’est le principe du SNEC Lift. Les dispositifs récents intègrent une mesure thermique continue et une coupure automatique de l’énergie — sécurités utiles, qui ne remplacent pas la connaissance anatomique de l’opérateur.
RÉPONSE COURTE La radiofréquence externe agit depuis la surface et convient aux relâchements débutants, en séances répétées. La radiofréquence subdermale place la source d’énergie sous la peau et traite le derme profond en une seule fois. Selon le Dr Stroumza-Escoffier, chirurgien plasticien à Paris, c’est cette seconde modalité qui s’associe à la lipoaspiration cervicale dans les profils mixtes. |
SNEC Lift : quelle place dans le traitement du double menton ?
Le SNEC Lift (Scarless Non-Excisional Cervical Lift) est un protocole de rajeunissement cervical mini-invasif développé par le Dr Nathaniel Stroumza-Escoffier, chirurgien plasticien à Paris. Il associe, selon l’anatomie, une lipoaspiration cervicale ciblée, une radiofréquence subdermale bipolaire contrôlée et, dans les relâchements plus difficiles, des fils tenseurs de soutien — sans excision cutanée ni cicatrice péri-auriculaire.
Dans le traitement du double menton, il occupe une place précise : celle du profil mixte, lorsque coexistent un excès graisseux et un relâchement cutané modéré. C’est la situation où la lipoaspiration seule décevrait — elle retirerait le volume en laissant une peau flottante — et où un lifting cervico-facial serait disproportionné.
Il répond ainsi à ce que la littérature anglo-saxonne appelle le treatment gap : l’espace thérapeutique laissé vacant entre les traitements de surface, insuffisants, et la chirurgie complète, excessive pour ces indications.
Ce que le SNEC Lift ne fait pas. Il ne retire pas de peau. Il ne corrige pas de bandes platysmales franches. Il ne modifie pas un support squelettique insuffisant. Dans ces situations, un lifting cervico-facial, une platysmaplastie ou une correction mentonnière restent indiqués. Refuser toute cicatrice ne doit pas conduire à sous-traiter une indication chirurgicale.
Comment améliorer la qualité de la peau du cou ?
Traiter le volume et la tension ne suffit pas toujours. La peau du cou a ses propres caractéristiques : elle est fine, pauvre en glandes sébacées, très exposée au soleil et souvent négligée dans les routines de soin. Elle vieillit donc vite et visiblement — ridules horizontales, perte de densité, aspect froissé, taches pigmentaires.
Ces atteintes ne relèvent ni de la lipoaspiration ni du lifting. Un patient peut sortir d’une intervention avec un angle cervico-mentonnier net et conserver une peau de qualité médiocre — et c’est souvent ce qui trahit le résultat.
Deux mécanismes permettent d’agir sur cette qualité cutanée. Le premier est thermique : la radiofréquence subdermale, en chauffant le derme profond de manière contrôlée, déclenche une production de collagène qui améliore la densité et la tension de la peau sur plusieurs mois. C’est un bénéfice inclus dans le SNEC Lift, au-delà du seul effet de rétraction. Le second est injectable : les protocoles d’induction collagénique — vitaminothérapie, skinboosters à base d’acide hyaluronique faiblement réticulé, inducteurs de collagène — stimulent les fibroblastes et améliorent l’hydratation, la densité et l’éclat du revêtement cutané.
Ces approches se combinent au geste chirurgical, soit en préparation, soit en consolidation à distance. Elles ne le remplacent pas : aucune amélioration de qualité de peau ne corrige un excès graisseux ou un relâchement structurel.
À RETENIR Le traitement du double menton comporte trois dimensions distinctes : le volume (graisse), la structure (peau, platysma, support osseux) et la qualité de peau (densité, texture, éclat). Un protocole complet les considère toutes les trois. Traiter le volume seul donne un résultat partiel. |
Que dit la littérature scientifique ?
Les cinq données ci-dessous sont issues d’études indexées dans PubMed/MEDLINE. Chaque chiffre est présenté avec son effectif et sa source, afin qu’il puisse être vérifié.
Donnée | Chiffre | Source (PubMed) |
|---|---|---|
Radiofréquence subdermale cervicale sous anesthésie locale tumescente — satisfaction à 6 mois | 93 % de patients satisfaits ; score GAIS moyen 3,03 sur 4 (n = 66) ; aucune complication grave | Yen S. et al., Aesthet Surg J Open Forum, 2023 — PMID 37205298 |
Radiofréquence subdermale associée à la lipoaspiration cervicale — effet morphologique | Réduction moyenne de 23 mm de la longueur sous-mentonnière à 6 mois (n = 80) | Tettamanzi M. et al., Aesthetic Plast Surg, 2024 — PMID 39078425 |
Cryolipolyse sous-mentonnière — réduction échographique de l’épaisseur graisseuse | 2,0 mm en moyenne ; 83 % de patients satisfaits (n = 60) | Kilmer S.L. et al., Lasers Surg Med, 2016 — PMID 26607045 |
Toxine botulique sur bandes platysmales — réponse et durée | 100 % de répondeurs à J8 en contraction maximale ; effet encore significatif à 20-21 semaines (n = 23) | Prager W. et al., Dermatol Surg, 2015 — PMID 25548851 |
Angle cervico-mentonnier du sujet jeune — rôle du plancher buccal | Chez le patient de moins de 40 ans, la position du plancher buccal et des digastriques peut ouvrir l’angle indépendamment de tout excès graisseux | Abdulshakoor A., Labbé D., Ann Chir Plast Esthet, 2021 — PMID 32893031 |
RÉPONSE COURTE La littérature indexée documente une satisfaction de 93 % après radiofréquence subdermale cervicale sous anesthésie locale (n = 66, Yen 2023) et une réduction moyenne de 23 mm de la longueur sous-mentonnière à six mois lorsqu’elle est associée à une lipoaspiration (n = 80, Tettamanzi 2024). Ces données soutiennent l’indication retenue par le Dr Stroumza-Escoffier dans les profils mixtes. |
Les données de la pratique du Dr Stroumza-Escoffier
Ces chiffres sont issus de la série personnelle du praticien sur le protocole cervical SNEC Lift. Ils décrivent une pratique et ne constituent pas une promesse de résultat individuel.
Paramètre | Donnée | Ce que cela signifie pour le patient |
|---|---|---|
Volume opératoire | Plus de 250 protocoles cervicaux réalisés | Une courbe d’apprentissage largement dépassée sur une technique où le contrôle sculptural fait la différence |
Recul | Jusqu’à 5 ans sur les premiers cas | Le comportement du résultat dans le temps est documenté, pas supposé |
Anesthésie locale | 95 % des protocoles | Pas d’anesthésie générale dans la grande majorité des cas, pas d’hospitalisation |
Durée moyenne | 28 minutes | Un geste court, compatible avec une prise en charge ambulatoire |
Reprise sociale | 7 jours en moyenne (6 à 11 jours) | Une semaine à prévoir avant de reparaître sans signes visibles |
Enseignement | Plus de 100 praticiens formés, France et international | La technique est enseignée, donc reproductible et documentée |
Six cas documentés
Les six situations ci-dessous illustrent l’application de la grille des quatre profils. Elles sont présentées à titre de documentation clinique. Le recul photographique est d’un an pour les six cas. Les yeux sont floutés à des fins d’anonymisation.
Chaque patient a donné son consentement écrit et daté à la publication de ces photographies. Les résultats sont individuels et ne peuvent être garantis : ils dépendent de l’anatomie, de la qualité cutanée et de facteurs propres à chaque personne.
Cas 1 — 28 ans, excès graisseux sous-mentonnier isolé
Analyse anatomique. Lipomérie sous-mentonnière isolée, peau élastique au pinch test, absence de cordes platysmales, projection mentonnière satisfaisante.
Profil retenu. Profil 1 — adipeux à peau tonique
Protocole. Lipoaspiration cervicale ciblée, sans remise en tension associée.
Anesthésie. Locale tumescente.
Recul photographique. 1 an
Cas 2 — 30 ans, excès graisseux et relâchement cutané
Analyse anatomique. Lipomérie sous-mentonnière associée à un excès cutané modéré, angle cervico-mentonnier estompé.
Profil retenu. Profil 2 — mixte
Protocole. SNEC Lift — lipoaspiration cervicale et radiofréquence subdermale dans le même temps opératoire.
Dispositif. FaceTite (InMode)
Anesthésie. Locale tumescente.
Recul photographique. 1 an
Cas 3 — 29 ans, excès graisseux, excès cutané et angle cervico-mentonnier très peu défini
Analyse anatomique. Lipomérie sous-mentonnière, excès cutané et angle cervico-mentonnier très peu défini.
Profil retenu. Profil 2 — mixte, avec composante cutanée marquée
Protocole. SNEC Lift avec fils tenseurs de soutien — lipoaspiration cervicale, radiofréquence subdermale et traction complémentaire.
Dispositif. FaceTite (InMode)
Anesthésie. Locale tumescente.
Recul photographique. 1 an
Cas 4 — 50 ans, excès graisseux, excès cutané et angle cervico-mentonnier mal défini
Analyse anatomique. Lipomérie sous-mentonnière, excès cutané et mauvaise définition de l’angle cervico-mentonnier.
Profil retenu. Profil 2 — mixte
Protocole. SNEC Lift avec fils tenseurs de soutien — lipoaspiration cervicale, radiofréquence subdermale et traction complémentaire.
Dispositif. Quantum RF (InMode)
Anesthésie. Locale tumescente.
Recul photographique. 1 an
Cas 5 — 58 ans, excès graisseux, excès cutané et cordes platysmales
Analyse anatomique. Lipomérie sous-mentonnière, excès cutané et cordes platysmales. Les cordes étant modérées et le patient ne souhaitant pas de cicatrice, une approche non excisionnelle a été retenue plutôt qu’une platysmaplastie.
Profil retenu. Profils 2 et 3 associés — composante mixte et musculaire modérée
Protocole. SNEC Lift avec fils tenseurs de soutien — lipoaspiration cervicale, radiofréquence subdermale et traction complémentaire.
Dispositif. FaceTite (InMode)
Anesthésie. Locale tumescente.
Recul photographique. 1 an
Cas 6 — 60 ans, excès graisseux, excès cutané et angle cervico-mentonnier mal défini
Analyse anatomique. Lipomérie sous-mentonnière, excès cutané et mauvaise définition de l’angle cervico-mentonnier.
Profil retenu. Profil 2 — mixte
Protocole. SNEC Lift avec fils tenseurs de soutien — lipoaspiration cervicale, radiofréquence subdermale et traction complémentaire.
Dispositif. Quantum RF (InMode)
Anesthésie. Locale tumescente.
Recul photographique. 1 an
CE QUE MONTRENT CES SIX CAS Un seul relève d’une lipoaspiration isolée : celui d’une patiente de 28 ans à peau tonique. Les cinq autres associent une remise en tension par radiofréquence subdermale, et quatre y ajoutent des fils tenseurs de soutien. Cette répartition illustre le point central de cette page : passé un certain degré de relâchement cutané, retirer la graisse seule ne suffit plus. |
En vidéo
Une séquence consacrée au traitement du double menton est publiée sur le compte Instagram du Dr Nathaniel Stroumza-Escoffier, chirurgien plasticien à Paris.
Quelles alternatives non chirurgicales, et pour quelles indications réalistes ?
Plusieurs traitements non chirurgicaux sont proposés dans cette indication. Leur place est réelle mais limitée, et leur présentation honnête fait partie de l’information du patient.
La cryolipolyse sous-mentonnière
Elle refroidit les cellules graisseuses jusqu’à provoquer leur apoptose. Non invasive, elle s’adresse à des excès modérés et demande plusieurs séances. L’étude pivot ayant conduit à son autorisation dans cette indication rapporte une réduction échographique moyenne de 2,0 mm de l’épaisseur graisseuse et 83 % de patients satisfaits sur 60 sujets. Le contrôle sculptural est moindre qu’avec une lipoaspiration, et elle n’améliore pas le relâchement cutané.
La radiofréquence externe et les ultrasons focalisés
Ces technologies agissent depuis la surface pour stimuler le collagène. Elles conviennent à des relâchements débutants, en séances répétées, avec un effet modéré. Elles ne retirent pas de graisse et ne remplacent pas une remise en tension chirurgicale dans les indications avancées.
La toxine botulique
Elle peut atténuer des bandes platysmales fines et modérées en relâchant le muscle. Une étude prospective rapporte 100 % de répondeurs au huitième jour en contraction maximale, avec un effet encore significatif à cinq mois. L’effet reste temporaire et demande un entretien. La toxine est sans action sur la graisse et sur la peau.
Tableau comparatif des traitements du double menton
Les techniques ci-dessous ne sont pas concurrentes : elles répondent à des profils différents. Le tableau les compare sur des critères identiques.
Technique | Indication | Invasivité | Séances | Récupération | Limites |
|---|---|---|---|---|---|
Lipoaspiration cervicale | Excès graisseux, peau tonique | Chirurgicale mini-invasive | 1 | Œdème et ecchymoses quelques jours ; compression | Ne traite pas le relâchement cutané |
SNEC Lift (lipo + RF subdermale) | Graisse + relâchement cutané modéré | Chirurgicale mini-invasive | 1 | Œdème un peu plus marqué et prolongé | Pas d’excision : insuffisant si excès cutané franc |
Lifting cervico-facial | Excès cutané, bajoues, platysma avancé | Chirurgie complète | 1 | Plus longue ; cicatrices péri-auriculaires | Suites et cicatrices plus importantes |
Platysmaplastie | Bandes platysmales franches | Chirurgicale | 1 | Selon le geste associé | Ne traite ni la graisse ni le support osseux |
Implant mentonnier / génioplastie | Menton peu projeté | Chirurgicale | 1 | Œdème, gêne à la mastication transitoire | Sans effet sur la graisse et la peau |
Cryolipolyse | Excès graisseux modéré | Non invasive | Plusieurs | Rapide, gêne locale transitoire | Contrôle sculptural moindre ; sans effet cutané |
Radiofréquence externe / ultrasons | Relâchement débutant | Non invasive | Plusieurs | Immédiate | Effet modéré ; ne retire pas de graisse |
Toxine botulique | Bandes platysmales fines | Injectable | Entretien | Immédiate | Temporaire ; sans action sur graisse et peau |
Les erreurs de traitement les plus fréquentes
Erreur | Cause | Conséquence | Stratégie correcte |
|---|---|---|---|
Lipoaspiration sur peau relâchée | Élasticité cutanée non évaluée au pinch test | Volume retiré mais peau flottante ; aspect parfois aggravé | Associer une remise en tension : SNEC Lift, ou lifting si excès franc |
Traitement de la graisse sur bandes platysmales | Contraction volontaire non testée en consultation | Bandes plus visibles une fois le volume qui les masquait retiré | Platysmaplastie, le plus souvent dans un lifting cervico-facial |
Technologies répétées sur profil squelettique | Projection mentonnière et position de l’os hyoïde non analysées | Dépense cumulée sans résultat, la cause étant osseuse | Correction du support : implant mentonnier ou génioplastie |
Traitement du volume sans la qualité de peau | Densité, ridules et dommages solaires non évalués | Angle net mais peau froissée, qui trahit le résultat | Associer radiofréquence et protocoles d’induction collagénique |
Choix de la technique avant le diagnostic | Démarche partant de la technologie disponible | Traitement inadapté ou insuffisant à la composante dominante | Appliquer l’algorithme : identifier la structure responsable d’abord |
Quand un lifting ou une chirurgie squelettique est-il préférable ?
Certaines situations dépassent ce que les approches mini-invasives peuvent corriger. Les reconnaître évite au patient un parcours de traitements successifs sans résultat.
- Excès cutané franc — peau distendue, notamment après amaigrissement important : seule une excision cutanée corrige durablement.
- Bandes platysmales marquées au repos ou à la contraction : elles relèvent d’une platysmaplastie.
- Relâchement cervical avancé associé à des bajoues et à un relâchement du tiers inférieur du visage : un lifting cervico-facial traite l’ensemble de manière cohérente.
- Menton peu projeté ou mandibule peu marquée : la correction passe par un implant mentonnier ou une génioplastie, éventuellement associée à un traitement des tissus mous.
Résultats, récupération, risques et durée
Les suites dépendent de la technique retenue. Après une lipoaspiration cervicale, l’œdème et les ecchymoses sont constants les premiers jours, et une compression cervicale est habituellement prescrite. Lorsqu’une radiofréquence subdermale est associée, l’œdème peut être plus marqué et durer un peu plus longtemps.
Le résultat se construit en trois temps. Un résultat précoce apparaît après la diminution de l’œdème, sur quelques semaines. Une phase de maturation suit, pendant laquelle la peau se redrape et, en cas de traitement thermique, le collagène se remodèle — cette phase s’étend généralement sur trois à six mois. Enfin, le maintien dépend de la stabilité pondérale, du vieillissement naturel et de l’entretien cutané.
Risques. Ecchymoses, œdème prolongé, asymétrie, irrégularités de surface, troubles sensitifs transitoires, et plus rarement infection ou atteinte nerveuse. Les traitements thermiques ajoutent un risque de brûlure et d’induration prolongée. Ces événements restent peu fréquents mais doivent être connus avant de décider.
Combien coûte le traitement du double menton à Paris ?
Le coût dépend de la technique retenue, elle-même déterminée par le profil anatomique : une lipoaspiration cervicale isolée, un SNEC Lift associant lipoaspiration et radiofréquence subdermale, une platysmaplastie ou une correction mentonnière ne représentent pas le même geste ni la même durée opératoire.
Intervention | Tarif indicatif |
|---|---|
Lipoaspiration du cou | À partir de 3 000 € |
Lipoaspiration du cou avec radiofréquence subdermale (SNEC Lift) | À partir de 5 000 € |
SNEC Lift avec fils tenseurs de soutien | À partir de 6 000 € |
Platysmaplastie | À partir de 7 000 € |
Lifting cervico-facial avec platysmaplastie | À partir de 10 000 € |
Ces montants sont indicatifs et correspondent à un tarif de départ. Ils varient selon l’étendue du geste, le type d’anesthésie, la durée opératoire et le lieu d’intervention.
Aucun devis ne peut être établi sans examen clinique. À l’issue de la consultation, un devis détaillé est remis, mentionnant la technique, le type d’anesthésie, le lieu d’intervention et l’ensemble des honoraires. Conformément à l’article L.6322-2 du code de la santé publique, un délai légal de réflexion de quinze jours s’applique entre la remise du devis et l’intervention. Les actes à visée esthétique ne font l’objet d’aucune prise en charge par l’Assurance maladie.
Comment se déroule la consultation spécialisée ?
L’examen suit une séquence précise. L’inspection de face, de profil et en trois-quarts, au repos puis en contraction, documentée par des photographies standardisées. Le test du pincement (pinch test), qui évalue l’épaisseur graisseuse et surtout la capacité de rétraction de la peau. La contraction volontaire du cou, qui révèle les bandes platysmales. L’évaluation de la projection mentonnière et de la position de l’os hyoïde. L’analyse de la qualité de peau : densité, ridules, élasticité, dommages solaires.
S’y ajoutent l’interrogatoire sur les antécédents, les variations de poids, le tabagisme, les traitements en cours, et la discussion des attentes. Cette dernière est déterminante : une demande disproportionnée par rapport à l’anatomie doit être identifiée avant, et non après, l’intervention.
Où consulter à Paris ?
Le Dr Nathaniel Stroumza-Escoffier reçoit en consultation au 11 rue du Faubourg Saint-Honoré, dans le 8e arrondissement de Paris, à proximité immédiate de la place de la Concorde et de la Madeleine. Le cabinet est accessible par les stations de métro Concorde (lignes 1, 8 et 12) et Madeleine (lignes 8, 12 et 14).
La consultation initiale est consacrée à l’analyse anatomique et à la détermination du profil. Elle conditionne l’ensemble de la stratégie : c’est elle, et non le choix d’une technologie, qui détermine la proposition thérapeutique.
L'approche du Dr Nathaniel Stroumza-Escoffier
L’objectif n’est pas d’appliquer la même technique à tous les patients, mais d’identifier la composante dominante du double menton. Cette démarche de précision permet de choisir le geste le moins invasif susceptible de traiter réellement le mécanisme anatomique en cause, tout en sachant orienter vers une chirurgie plus complète lorsqu’elle est nécessaire.
Le Dr Stroumza-Escoffier figure parmi les premiers chirurgiens plasticiens français à avoir intégré la radiofréquence bipolaire de dernière génération dans la chirurgie mini-invasive du cou et de la silhouette. Il enseigne ces techniques à ses confrères lors de workshops, de masterclasses et de chirurgies en direct, et intervient lors de congrès nationaux et internationaux.
L’AUTEUR Le Dr Nathaniel Stroumza-Escoffier est chirurgien plasticien à Paris (8e arrondissement), qualifié en chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique — RPPS 10100674943. Ancien chef de clinique-assistant des Hôpitaux de Paris (hôpital Tenon, AP-HP), membre du comité scientifique de la SOFCEP. Il est spécialisé dans la chirurgie esthétique mini-invasive du visage, du cou et de la silhouette. Il est le concepteur du SNEC Lift (Scarless Non-Excisional Cervical Lift), protocole de rajeunissement cervical sans excision cutanée, et développe une approche personnalisée du contour cervico-mentonnier associant analyse anatomique, lipoaspiration haute définition et radiofréquence subdermale dans les indications adaptées. Conférencier et formateur, il conduit des travaux cliniques visant à mesurer objectivement la définition de l’angle cervico-mentonnier et la rétraction tissulaire. |
DÉCLARATION DE LIENS D’INTÉRÊTS Le Dr Stroumza-Escoffier exerce une activité de consultant et de formateur pour la société InMode, fabricant de dispositifs de radiofréquence. Cette information est communiquée par transparence. Les indications posées en consultation reposent sur l’analyse anatomique du patient, indépendamment de toute considération commerciale. |
Liste des zones anatomiques concernées
- Cou
- Visage
- Menton
FAQ
Qu'est-ce qu'un double menton exactement ?
Le double menton, ou excès sous-mentonnier, est un empâtement de la région située entre le menton et le cou, qui efface l’angle cervico-mentonnier. Il peut être d’origine graisseuse, cutanée, musculaire ou squelettique. Il n’est donc pas systématiquement lié au poids, et sa correction dépend de la structure en cause.
Combien coûte le traitement du double menton à Paris ?
Les tarifs débutent à 3 000 € pour une lipoaspiration du cou, 5 000 € pour un SNEC Lift associant lipoaspiration et radiofréquence subdermale, 6 000 € avec fils tenseurs, 7 000 € pour une platysmaplastie et 10 000 € pour un lifting cervico-facial avec platysmaplastie. Un devis détaillé est remis après examen clinique, suivi d’un délai légal de réflexion de quinze jours (art. L.6322-2 CSP).
Le traitement laisse-t-il des cicatrices visibles ?
Dans les techniques mini-invasives, non. La lipoaspiration cervicale et la radiofréquence subdermale se pratiquent par des points d’entrée de quelques millimètres, dissimulés sous le menton et derrière les lobes des oreilles. Un lifting cervico-facial, en revanche, comporte des cicatrices péri-auriculaires : c’est le prix de l’excision cutanée qu’il permet.
Combien de temps faut-il pour voir le résultat ?
Un résultat précoce apparaît après la diminution de l’œdème, sur quelques semaines. La maturation se poursuit ensuite : redrapage cutané et, en cas de traitement thermique, remodelage du collagène. Le résultat est généralement consolidé entre trois et six mois.
Peut-on traiter le double menton sous anesthésie locale ?
Oui, dans de nombreuses indications mini-invasives. La lipoaspiration cervicale et la radiofréquence subdermale peuvent être conduites sous anesthésie locale tumescente, parfois associée à une sédation légère. Dans la pratique du Dr Stroumza-Escoffier, 95 % des protocoles cervicaux sont réalisés ainsi, sans hospitalisation.
Pourquoi ai-je un double menton alors que je suis mince ?
Parce que la graisse n’est qu’une des quatre causes possibles. Un menton peu projeté, une position basse de l’os hyoïde, un relâchement du platysma ou une peau ayant perdu son élasticité produisent un profil empâté indépendamment du poids. C’est pourquoi un régime ne corrige pas certains doubles mentons.
Quel est le traitement le plus efficace du double menton ?
Il n’existe pas de traitement universellement supérieur : l’efficacité dépend de la cause. Une graisse localisée avec peau tonique relève d’une lipoaspiration. Une graisse associée à un relâchement modéré relève d’une lipoaspiration combinée à une radiofréquence subdermale. Des bandes platysmales relèvent d’une chirurgie musculaire, un menton fuyant d’une correction osseuse.
La liposuccion suffit-elle si la peau est relâchée ?
Non, et c’est une erreur fréquente. Retirer le volume sans traiter la rétraction cutanée laisse une peau flottante et peut aggraver visuellement le résultat. Dans ce profil, une remise en tension doit être associée — par radiofréquence subdermale dans les relâchements modérés, par lifting cervico-facial si l’excès cutané est franc.
Quelle différence entre radiofréquence externe et subdermale ?
La radiofréquence externe délivre son énergie depuis la surface : elle doit traverser la peau avant d’atteindre sa cible, ce qui limite son action en profondeur. La radiofréquence subdermale délivre l’énergie entre une canule placée sous la peau et une électrode externe, directement dans le tissu ciblé. La première convient aux relâchements débutants en séances répétées ; la seconde est un geste chirurgical réalisé en une fois.
Qu'est-ce que le SNEC Lift ?
Le SNEC Lift (Scarless Non-Excisional Cervical Lift) est un protocole de rajeunissement cervical mini-invasif développé par le Dr Stroumza-Escoffier, chirurgien plasticien à Paris. Il associe, selon l’anatomie, une lipoaspiration cervicale ciblée, une radiofréquence subdermale et, dans les cas plus difficiles, des fils tenseurs — sans excision de peau ni cicatrice péri-auriculaire. Dans le double menton, il correspond au profil mixte.
Quand faut-il préférer un lifting du cou ?
Lorsque l’excès cutané est franc, que des bandes platysmales sont marquées, ou que le relâchement s’étend au tiers inférieur du visage avec des bajoues. Dans ces situations, seule une excision cutanée associée à une remise en tension chirurgicale donne un résultat cohérent. Vouloir éviter toute cicatrice conduirait à sous-traiter l’indication.
Un menton fuyant peut-il donner l'impression d'un double menton ?
Oui, c’est le profil squelettique. Un menton peu projeté réduit la définition du profil et crée une impression d’empâtement sous-mentonnier, même sans excès graisseux. La correction passe alors par un implant mentonnier ou une génioplastie, et non par un traitement des tissus mous.
Le résultat d'une lipoaspiration cervicale est-il définitif ?
Les cellules graisseuses retirées ne se reforment pas. Mais une prise de poids significative peut faire grossir les cellules restantes, et le vieillissement cutané se poursuit. La stabilité pondérale est donc un élément déterminant de la durabilité du résultat.
Peut-on traiter un double menton chez un patient en surpoids ?
La lipoaspiration cervicale n’est pas un traitement de l’obésité et ne fait pas maigrir. Chez un patient en surpoids dont le poids n’est pas stabilisé, l’indication doit être discutée : une perte pondérale préalable modifie souvent l’analyse et améliore le résultat. La décision se prend au cas par cas.
Quels sont les risques et les limites ?
Les risques incluent ecchymoses, œdème prolongé, asymétrie, irrégularités de surface et troubles sensitifs transitoires ; plus rarement infection ou atteinte nerveuse. Les traitements thermiques ajoutent un risque de brûlure et d’induration. Les limites tiennent surtout à l’indication : aucune technique ne corrige une cause qu’elle ne traite pas.
Peut-on améliorer la qualité de la peau du cou en même temps ?
Oui. La radiofréquence subdermale stimule la production de collagène et améliore la densité cutanée sur plusieurs mois. Des protocoles d’induction collagénique — vitaminothérapie, skinboosters, inducteurs de collagène — peuvent être associés en préparation ou en consolidation. Ils complètent le geste sans le remplacer.
Combien de temps d'arrêt faut-il prévoir ?
Environ une semaine. Dans la série du Dr Stroumza-Escoffier, la reprise sociale intervient en moyenne à sept jours, avec des valeurs comprises entre six et onze jours. Une compression cervicale est portée les premiers jours. Un travail sédentaire peut souvent être repris plus tôt, selon la tolérance à l’œdème.
À partir de quel âge peut-on traiter un double menton ?
Il n’y a pas d’âge minimal chirurgical au-delà de la majorité, mais une condition anatomique : la croissance doit être achevée et le poids stable. Chez le sujet jeune, la cause est plus souvent squelettique ou liée au plancher buccal que graisseuse — d’où l’importance d’un examen complet avant toute proposition.
Quand peut-on reprendre le sport ?
Les activités douces sont généralement reprises à partir d’une semaine, le sport intensif et les mouvements sollicitant le cou après trois à quatre semaines. Ce délai limite le risque d’œdème prolongé et d’hématome. Il est adapté au geste réalisé et précisé lors de la consultation postopératoire.
Le tabac est-il une contre-indication ?
Ce n’est pas une contre-indication absolue, mais un facteur de risque significatif : le tabac altère la vascularisation cutanée, majore le risque de retard de cicatrisation et compromet la rétraction de la peau. Un arrêt d’au moins un mois avant et après l’intervention est demandé pour les gestes cervicaux.
Le traitement du double menton est-il remboursé ?
Non. Les actes à visée esthétique ne font l’objet d’aucune prise en charge par l’Assurance maladie ni, en règle générale, par les complémentaires santé. Le devis remis en consultation mentionne l’intégralité des sommes à la charge du patient, honoraires opératoires et frais d’anesthésie compris.
Quelle est l'approche spécifique du Dr Stroumza-Escoffier ?
Elle consiste à partir du diagnostic anatomique plutôt que de la technique : identifier laquelle des quatre composantes domine, puis retenir le geste le moins invasif capable de la traiter réellement. Cette démarche inclut la qualité de peau comme composante à part entière, et n’exclut pas d’orienter vers une chirurgie complète lorsqu’elle est indiquée.
En conclusion
Le traitement moderne du double menton ne se résume plus à retirer de la graisse. Il repose sur une analyse du volume adipeux, de l’élasticité cutanée, du platysma et du support squelettique. La qualité du résultat dépend moins du nom de la technologie que de la justesse de l’indication. Une consultation spécialisée permet de définir une stratégie proportionnée, réaliste et adaptée à l’anatomie de chaque patient.
AVERTISSEMENT Cet article a une vocation informative et pédagogique. Il ne se substitue pas à une consultation médicale individuelle. Le choix d’une technique relève d’une décision médicale prise après examen anatomique. Aucun résultat ne peut être garanti : il dépend de l’anatomie, de la qualité cutanée et de facteurs propres à chaque personne. Les informations ci-dessus sont données à titre général. |
Références scientifiques
Références issues de revues à comité de lecture indexées dans PubMed/MEDLINE. Chaque référence est identifiée par son PMID et son DOI, vérifiés à la date de révision.
- Yen S., Wang J., Gao X., Zhu Q., Song C., Zhu F. Bipolar Radiofrequency-Assisted Liposuction for Cervical Contouring in Eastern Asians. Aesthetic Surgery Journal Open Forum, 2023;5:ojad035. PMID 37205298. DOI 10.1093/asjof/ojad035.
- Tettamanzi M., Muratore G., Arrica G., Cuomo R., Beatrici E., Ginatempo I., Trignano C., Rubino C., Trignano E. Advancements in Face and Neck Contouring: Integrating Radiofrequency-Assisted Liposuction with FaceTite and Buccal Fat Pad Excision for Facial Slimming. Aesthetic Plastic Surgery, 2024;48(22):4667-4674. PMID 39078425. DOI 10.1007/s00266-024-04245-1.
- Locketz G.D., Bloom J.D. Percutaneous Radiofrequency Technologies for the Lower Face and Neck. Facial Plastic Surgery Clinics of North America, 2019;27(3):305-320. PMID 31280845. DOI 10.1016/j.fsc.2019.03.003.
- Kilmer S.L., Burns A.J., Zelickson B.D. Safety and efficacy of cryolipolysis for non-invasive reduction of submental fat. Lasers in Surgery and Medicine, 2016;48(1):3-13. PMID 26607045. DOI 10.1002/lsm.22440.
- Lipner S.R. Cryolipolysis for the treatment of submental fat: Review of the literature. Journal of Cosmetic Dermatology, 2018;17(2):145-151. PMID 29345049. DOI 10.1111/jocd.12495.
- Prager W., Bee E.K., Havermann I., Zschocke I. IncobotulinumtoxinA for the treatment of platysmal bands: a single-arm, prospective proof-of-concept clinical study. Dermatologic Surgery, 2015;41 Suppl 1:S88-S92. PMID 25548851. DOI 10.1097/DSS.0000000000000177.
- Abdulshakoor A., Labbé D. Cervicomental angle definition in the youthful patient (less than 40 years). Annales de Chirurgie Plastique Esthétique, 2021;66(1):69-75. PMID 32893031. DOI 10.1016/j.anplas.2020.08.003.

Cet article a une vocation informative et ne remplace pas une consultation médicale.